Son avocat promet une "bombe nucléaire" : Cédric Jubillar bientôt libre ?

Son avocat promet une "bombe nucléaire" :  Cédric Jubillar bientôt libre ?

FAIT DIVERS - Mis en examen pour le meurtre de son épouse, disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn), Cédric Jubillar a fait appel de son placement en détention provisoire. La chambre de l'instruction de Toulouse doit examiner cette demande ce mardi.

La décision ne sera rendue que jeudi mais c'est ce mardi 6 juillet au matin, dès 8h30 qu'auront lieu les débats devant la chambre de l'instruction de Toulouse. Au cours d'une audience "longue", prévoient les avocats de Cédric Jubillar, ces derniers vont plaider pour que leur client soit remis en liberté après près de trois semaines de détention provisoire.

Le 18 juin dernier, six mois après la disparition de son épouse Delphine Jubillar, l'artisan plaquiste âgé de 34 ans a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint et placé à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses près de Toulouse (Haute-Garonne). L'infirmière, âgée de 33 ans et mère de leurs deux enfants, demeure introuvable.

"La jurisprudence a évolué et dans le cadre de l'appel de l'ordonnance du placement en détention provisoire, elle impose désormais à la chambre de l'instruction d'examiner la gravité et la concordance des indices qui ont mené à la mise en examen. Il n'y a plus uniquement cet examen de l'article 144 du code de procédure pénale dans le cas où le contrôle judiciaire serait insuffisant. Et dans cette affaire jusqu'à présent, des indices graves et concordants, il n'y en a pas", insiste Me Alary, l'un des avocats de Cédric Jubillar. 

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"Je vous promets aussi une bombe nucléaire"

Et c'est sur ce manque d'indices graves et concordants que les trois avocats de Cédric Jubillar vont bâtir leur argumentation. "Nous allons démonter point par point tous les arguments de l'accusation en nous appuyant sur des pièces. Car tout est critiquable dans ce dossier, rien ne colle. Le podomètre, l'histoire de la couette lavée, la voiture garée dans le 'mauvais sens', le téléphone 'éteint' de mon client, les cris, les horaires, la déposition de l'enfant de 6 ans que l'on met dans une position d'accusateur de son propre père !", s'agace auprès de LCI Me Alary. L'avocat promet également "une bombe nucléaire" à l'audience. "Nous avons sorti un élément dans le dossier mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Tout cela sera dévoilé demain", ajoute-t-il.

Aura lieu ensuite le débat sur le maintien en détention provisoire du trentenaire. "Il n'a jamais été raisonnable de placer Cédric Jubillar en détention provisoire. Aujourd'hui, ça devient dangereux sur le plan de notre droit. Je ne parle pas de culpabilité ou d'innocence. Je dis que procéduralement parlant, c'est dangereux de maintenir Cédric Jubillar en détention. Il n'y a pas de charge, il n'y a pas de preuve. Mon client a été incarcéré sans preuve. Ça veut dire que tout le monde peut finir en prison ?", demande Me Alary.

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Dès le 18 juin l'avocat avait vivement réagi à la mise en examen de son client. "Ce sont les indices graves ou concordants qui conduisent à des mises en examen. Au niveau des indices, c’est assez pauvre. Je suis attaché à la présomption d’innocence et tant qu’on n’a pas apporté de preuves réelles, le mis en cause demeure innocent", avait déclaré l'avocat devant le palais de justice de Toulouse. "C’est juridiquement incohérent. Le dernier scenario proposé à M. Jubillar par les enquêteurs (lors de la garde à vue) est une dispute qui a mal tourné, et quelques heures plus tard devant le juge, on dit que c’est un meurtre aggravé. L’incohérence est assez massive", s'était indigné l'avocat.

Ce lundi 5 juillet, Me Alary est convaincu que son client sera remis en liberté cette semaine. "Si je n'y croyais pas, je ne ferais pas de recours. Je n'encombre pas inutilement les cours d'appel, ça n'est pas ma manière de travailler. Cédric Jubillar doit être remis en liberté. Si on a envie d'avoir encore un petit peu de droit dans ce pays, il faut qu'il soit remis en liberté", conclut-il.

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