Affaire Grégory : la science parviendra-t-elle percer le mystère ?

Affaire Grégory : la science parviendra-t-elle percer le mystère ?

COLD CASE - Alors que TF1 a diffusé lundi soir les deux premiers épisodes de sa mini-série sur l’Affaire Grégory, des analyses sont toujours en cours pour faire la lumière sur ce meurtre vieux de 37 ans. Car grâce aux avancées scientifiques, de nouvelles informations pourraient être mises à jour.

Et si le dénouement de l’affaire Grégory venait par la science ? Alors que les protagonistes vieillissent et que les mémoires commencent à défaillir, l’analyse des objets prélevés comme preuves à l’époque restent probablement le dernier espoir pour résoudre cette affaire vieille de 37 ans. 

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Le 20h

À l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, comme le montre le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article, 240.000 scellés d’affaires non résolus sont conservés soigneusement depuis 40 ans. "Au cours du temps, la science évolue et il y a de nouvelles techniques qui nous permettent d’analyser les traces, de détecter les traces qui n’étaient pas détectables, et donc pendant cette durée effectivement, on peut espérer faire parler ces scellés qui aujourd’hui sont encore muets", explique l’adjudant Nicolas Desbuards.  

Cela revient à faire parler notamment l’ADN. Dans l’affaire Grégory, des traces abimées pourraient être encore analysées, grâce à la recherche de l’"ADN de parentèle". "Au fil du temps, l’ADN va être présent en de moins en moins de quantité, donc cet appareil permet justement de s’affranchir potentiellement de ces limites pour pouvoir donner un résultat", détaille le lieutenant-colonel Frédéric Brard. 

Et à partir d’une empreinte ADN, on peut même aujourd’hui établir un portrait-robot. Le sexe, l’âge à deux ans près, la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, les origines biogéographiques, et même la prédisposition à la calvitie ou aux tâches de rousseurs.

L'analyse des traces de diatomées

Il y a également ces techniques d’analyses qui, si elles avaient existé en 1984, auraient évité bien des errements pendant cette affaire. L’analyse des poumons permet ainsi de distinguer s’il y a des traces de micro-algues, appelées diatomées. 

"Vous allez en trouver dans les lacs, les rivières, les fleuves… mais par contre, dans une noyade dans une baignoire ou un réseau urbain, dans une piscine, il y a des filtres à diatomées, ce qui nous empêche de retrouver après les diatomées à la fois dans les poumons ou dans les autres organes", juge Anne-Typhaine Baude, experte criminaliste.

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On ne sait cependant toujours pas si le petit Grégory s'est noyé dans la Vologne ou s’il était déjà mort quand on l’a jeté à l’eau. Diverses analyses, notamment sur les lettres du corbeau sont actuellement en cours. Elles pourraient représenter la dernière chance pour faire un peu la lumière dans cette affaire. 

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