VIDÉO - Attentats du 13-Novembre : "Nous sommes condamnés jusqu'à la fin de notre vie", témoigne la mère d’une victime

VIDÉO - Attentats du 13-Novembre : "Nous sommes condamnés jusqu'à la fin de notre vie", témoigne la mère d’une victime

TÉMOIGNAGE - Des "kamikazes" au Stade de France, des terrasses de bars et la salle du Bataclan mitraillées : près de six ans après, la justice replonge à partir de mercredi et pour neuf longs mois dans l'horreur des attentats jihadistes du 13-Novembre. La mère d'une victime se confie à la veille de ce long procès.

Une virée à la mer quelques semaines avant les 13 novembre 2015. C'est la dernière photo qu'elle a prise de sa fille : "Elle était pieds nus dans le sable, on a fait une petite sieste en regardant la mer. Puis, je l'avais emmenée manger des huitres dans un petit village", raconte Élisabeth, cette mère de famille, interrogée dans le sujet en tête de cet article, à la veille de ce procès "historique" des attentats qui s'ouvre ce mercredi au cœur de la capitale, sous sécurité maximale. 

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Le procès hors norme des attentats du 13-Novembre

Chloé avait 25 ans. Avec son compagnon et des amis, elle prenait un verre en terrasse au Carillon. Une vie à la parisienne fauchée par les balles des terroristes. Venue en catastrophe à Paris, sa mère s'était alors fait une promesse : "La tour Eiffel était illuminée, et j'ai dit : je ne reviendrai pas à Paris, tu m'as pris ma fille, je ne reviendrai pas". Pourtant, Élisabeth y reviendra.

Il a sûrement essayé de nous descendre, nous aussi, mais on a survécu- La mère d'une victime

C'est un devoir d'assister au moment clé du procès et d'être à la barre face à Salah Abdeslam. "Je voudrais qu'il ait une réaction en disant 'Je suis désolé madame, je suis désolé'. Je sais que ça n'arrivera pas (...) Je pense que je ne lui dirais rien, je vais le regarder (...) Il a sûrement essayé de nous descendre, nous aussi, mais on a survécu", assure la mère de famille. "C'est le meilleur moyen de lui faire voir qu'ils ont raté leur truc". 

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Huit longs mois d'audience qu'elle redoute : "Il y a des jours où je ne penserai pas au procès, parce qu'il y aura autre chose comme aller chercher les petits à l'école, faire ce qu'on fait toutes... et puis, il y a des jours où je vais être noyée là-dedans. Nous, de toute façon, nous sommes condamnés jusqu'à la fin de notre vie", dit-elle. Elisabeth tente de s'accrocher au positif, sa fille Chloé avait une sœur jumelle qui attend son premier bébé et qui viendra au monde lors du procès. 

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