"J’ai cru que j’allais mourir" : Salon-de-Provence sous le choc après des tirs de kalachnikov près d'une école

"J’ai cru que j’allais mourir" : Salon-de-Provence sous le choc après des tirs de kalachnikov près d'une école

REPORTAGE - Des tirs d'arme de guerre ont retenti mardi en fin d'après-midi près d’une école de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Le JT de TF1 s'est rendu sur place pour recueillir les réactions des habitants et du maire de la ville, qui a décidé de répliquer avec force.

Mardi, à l'heure de la sortie de l'école, des tirs de kalachnikov ont retenti à proximité d’un établissement scolaire de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Parents et enfants présents ce jour-là sont encore sous le choc, comme ils en témoignent auprès de TF1 dans le reportage en tête de cet article.

Ce jeudi matin, les enfants étaient de retour à l’école élémentaire, accompagnés de leurs parents très inquiets. Ces derniers expriment leur ras-le-bol, alors que les hommes masqués qui ont tiré seraient des dealers habitués de ce quartier populaire des Canourgues. Les tirs, sans doute d’intimidation, ont eu lieu à 50 mètres de l’école où se trouve leur point de vente. 

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"Il y avait des parents d’élèves qui se cachaient sous les voitures avec leurs enfants, il y avait d’autres enfants qui couraient partout, et nous on a récupéré tous ceux qu’on pouvait pour les remettre dans l’école", raconte une mère de famille encore effrayée par la scène. "A ce moment-là, on ne sait pas si c’est un attentat terroriste, on ne sait pas ce qu’il se passe, on a peur et puis on se dit que c’est surréaliste", ajoute-t-elle. 

"Ils ont voulu sortir une kalachnikov, nous sortons un bulldozer"

"Les profs et le directeur nous ont demandé de rentrer, du coup, on est tous rentrés à l’intérieur et j’ai cru que j’allais mourir, j’ai cru que les balles allaient traverser les fenêtres", ajoute une autre maman. Fort heureusement, la fusillade n’a pas fait de victime. De leur côté, les enseignants, eux aussi en état de choc, disent avoir alerté depuis plusieurs mois. 

"Ça fait depuis mars 2020 qu’un point de deal est installé ici juste face à la cour de l’école, ça fait depuis mars 2020 qu’un guetteur est installé sur ce banc. Il faut savoir qu’il y a onze mois, il a montré son arme aux enfants qui étaient en récréation, que les institutions sont au courant et que rien n’avait été fait. Ça fait onze mois que les enfants sont en récréation devant un homme armé", témoigne une institutrice à bout de nerfs.   

En réaction à ces tirs, le maire (LR) de Salon-de-Provence a décidé de détruire en urgence la dalle de béton sur laquelle s’installaient les dealers, et d’abattre les arbres qui les cachaient. "Ce soir, ce lieu sera complètement ouvert à la vision des habitants, à la vision des policiers, à la vision des caméras de vidéo protection. Ils ont voulu sortir une kalachnikov mardi, eh bien nous, nous sortons un bulldozer", lance Nicolas Isnard devant l'engin en action. 

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Salon-de-Provence : un maire face aux dealers

Une action forte commentée sur LCI par Claude Carillo, délégué du syndicat de police de l’Essonne. "Quand on relâche les délinquants au lieu de les incarcérer et qu’on les laisse revenir sur place, forcément après on a des personnes qui veulent faire justice elles-mêmes", témoigne-t-il dans la vidéo ci-dessus. "Qu’un élu réagisse lui-même n’est pas normal, mais maintenant il faut chercher à comprendre et chercher les raisons".    

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