Emmanuel Macron en Hitler sur des affiches : le chef de l'État a porté plainte

Emmanuel Macron en Hitler sur des affiches : le chef de l'État a porté plainte

JUSTICE - Emmanuel Macron a déposé une plainte contre Michel-Ange Fiori, a confirmé mercredi son entourage à LCI. Ce Varois est l'auteur d'affiches placardées à la Seyne-sur Mer et à Toulon, représentant le chef de l'État grimé en Hitler. Une enquête a été ouverte le 20 juillet.

C'est une démarche peu courante de la part d'un chef de l'État, lui-même protégé de poursuites durant son mandat par son immunité présidentielle. L'entourage d'Emmanuel Macron a confirmé mercredi à LCI que les avocats du président de la République avaient déposé une plainte en son nom après la diffusion d'affiches le grimant en Hitler. La même source n'a pas souhaité faire de commentaire. 

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C'est un afficheur varois, Michel-Ange Fiori, qui est à l'origine de ce photomontage, visible sur deux grands panneaux publicitaires à La Seyne-sur-Mer et à Toulon, montrant Emmanuel Macron dans l'uniforme du leader nazi, affublé d'une petite moustache, avec un brassard rouge siglé LaREM. À ses côtés, on peut lire en lettres capitales : "Obéis, fais-toi vacciner." L'objectif de l'auteur était de dénoncer la contrainte vaccinale anti-Covid, dans le contexte des mouvements de contestation contre le pass sanitaire. 

Enquête pour injure publique

Habitué des campagnes polémiques et déjà condamné par le passé, l'afficheur doit être entendu ce jeudi par la police dans le cadre d'une enquête pour injure publique sur la personne du président de la République, ouverte mardi 20 juillet par le parquet de Toulon. Et il n'a pas manqué de réagir sur Twitter : "Ainsi en Macronie on peut se moquer du cul du prophète, c’est de la satire, mais grimer le président en dictateur, c’est un blasphème", a-t-il écrit.

Joint par France Bleu Provence, Maître Didier Hollet, l'avocat de l'afficheur, indique que son client souhaite s'expliquer. Il précise néanmoins que "ça n'est jamais plaisant d'être convoqué par la police, on n'est jamais tranquilles. Cette affiche, c'est excessif et c'est le principe de la caricature. Mais ça n'est pas injurieux"

"Parodie, liberté d'expression", ces arguments avaient déjà été avancés par Michel-Ange Flori en 2019 dans une procédure en référé engagée par BFMTV pour une affiche titrée : "La police vous parle tous les jours sur BFMTV". L'afficheur avait été condamné à 32.000 euros d'amende pour atteinte aux droits d'une marque. "Mais le dossier n'est pas encore purgé sur le fond", selon son conseil. Cette fois-ci, il est poursuivi pour injure publique. Un délit passible d'une amende de 12.000 euros.

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C'est la deuxième fois que le président de la République dépose plainte en son nom. En août 2017, peu après son élection, il avait lancé des poursuites contre un photographe pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" en marge de ses vacances à Marseille. 

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