Épinay-sur-Seine : des photos de policiers placardées dans plusieurs halls d'immeubles

Des policiers ont découvert des photos de leurs collègues placardées sur plusieurs immeubles au cours d'une patrouille à Épinay-sur-Seine, dans la nuit de mardi à mercredi. Une enquête est ouverte.

FAIT DIVERS - Dans la nuit de mercredi à jeudi, des photos de policiers ont été placardées dans plusieurs halls immeubles d'Épinay-sur-Seine. Une enquête est ouverte.

Des photos de leurs collègues, avec leur nom et leur prénom : voici ce qu'ont découvert des policiers au cours d'une patrouille à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), dans la nuit de mardi à mercredi, en marge d'affrontements dans les rues de la ville. Des "menaces clairement établies", a estimé ce jeudi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Selon nos informations, c'est vers 5h du matin ce jeudi que les forces de l'ordre ont découvert les clichés. Il s'agit des photos de policiers du commissariat de police d’Épinay-sur-Seine, et d’une policière du commissariat de Saint-Ouen, accompagnées de leurs noms et prénoms. "Elles étaient collées sur les murs de plusieurs immeubles dans la ville", a indiqué à LCI une source policière.

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"Une honte pour la République"

Toujours selon nos informations, ces faits se sont déroulés dans un contexte particulièrement tendu à Épinay-sur-Seine. Vers minuit dans la nuit de mardi à mercredi, une barricade avait été érigée sur la voie publique pour ralentir les services de secours, appelés à cause d'un incendie. À l'arrivée des forces de l'ordre, "une poubelle était en feu et les effectifs ont été la cible de nombreux jets de divers projectiles provenant des étages d’un immeuble, ainsi que d’un groupe d’individus. À l’issue, une dizaine d’individus a été contrôlée lors d’une opération de sécurisation", a précisé une source policière.

La préfecture de police de Paris a indiqué qu’une plainte serait déposée. Le ministre de l'Intérieur a, de son côté, condamné de tels procédés. Il s’agit "de "menaces clairement établies", a-t-il assuré devant l’Assemblée nationale. "C’est une honte pour la République de ne pas pouvoir protéger ses policiers et gendarmes", a-t-il poursuivi. 

Une enquête pour actes d’intimidation a été ouverte par le Parquet de Bobigny et a été confiée à la sureté territoriale de Seine-Saint-Denis.

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