Féminicide à Mérignac : ce drame aurait-il pu être évité ?

Féminicide à Mérignac : ce drame aurait-il pu être évité ?

Ce drame de Mérignac soulève de très nombreuses questions. Pourquoi le meurtrier n’avait-il pas de bracelet électronique ? Pourquoi sa victime n’avait-elle pas de téléphone d’urgence ? Les engagements pris par le gouvernement avaient-ils été faits ?

Ce jeune homme connaissait très bien Chahinez. Et comme d’autres voisins, ces dernières semaines, il a observé plusieurs fois son mari approcher de sa maison. “Moi, le premier, je l’ai vu rôder ici. Alors qu’il n’en avait pas le droit. ça on le savait bien qu’il n’en avait pas le droit parce qu’elle nous l’avait dit, nous confie ce voisin. Condamné en juin 2020 pour violences conjugales, l’homme est sorti de prison en décembre avec un suivi obligatoire par un conseiller pénitentiaire. Il avait l’interdiction d’approcher sa femme, ainsi que sa domicile et l’obligation de travailler et de suivre des soins.

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Frédérique Porterie, procureure de la République de Bordeaux (Gironde), déclare: “Convoqué par le conseiller d’insertion et d’approbation le 13 janvier, 26 mars et 14 avril 2021. Il s’est présenté aux convocations et a justifié des obligations de travail et de soins”. Et dans cette même période, non seulement, il a approché son ex-femme, mais en plus, il l’a agressé le 15 mars. “C’est une femme qui pour le coup, elle a porté plainte. Elle a osé le faire. ça n’a servi à rien”, se désole une passante. Une plainte déposée à la police, mais les enquêteurs n’ont jamais réussi à mettre la main sur l’ex-conjoint.

Or, alors même que cette enquête était en cours, l’homme a honoré deux rendez-vous avec son conseiller pénitentiaire sans être arrêté. Voilà qui justifie la mission d’inspection lancée par les ministères de la Justice et de l’Intérieur. “Quand une femme reçoit deux coups de fusil dans les jambes et est brûlée vive en pleine rue, en 20021 à Mérignac. On ne peut pas considérer que tout aille bien. Et donc, je crois qu’il faut considérer lucidement la situation en face”, affirme Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. Cette enquête expliquera peut-être pourquoi ce conjoint violent récidiviste n’avait pas d’obligation de porter un bracelet électronique. Elle devra dire, en tout cas, si le conseiller pénitentiaire a été informé par la police de la nouvelle plainte déposée ou pas.

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