VIDÉO - "On se sent coupables de ne pas avoir vu le manège de Jonathann" : les parents d'Alexia Daval se confient à TF1

VIDÉO - "On se sent coupables de ne pas avoir vu le manège de Jonathann" : les parents d'Alexia Daval se confient à TF1

DOCUMENT - Ils s'étaient tus depuis un an et la condamnation de Jonathann Daval à 25 ans de prison pour le meurtre de leur fille Alexia. Alors qu'ils publient un livre pour dire leur vérité, les parents de la jeune femme, convaincus qu'ils ont été manipulés pendant des années par leur ancien gendre, ont confié leur "souffrance permanente" au 20H de TF1.

Des tonnes de papiers ont été écrits sur Jonathann Daval et sa psychologie complexe, mais bien peu de choses sur sa victime Alexia. "C'est la grande absente", estiment Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, les parents de la jeune femme morte à 29 ans sous les coups de son époux. Il était donc temps, quatre ans après sa disparition, de raconter leur vérité dans un livre publié ce jeudi 28 octobre et sobrement intitulé : "Alexia, notre fille" (Éditions Robert Laffont). 

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Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval condamné

Une "mise à nue" pour raconter enfin qui est Alexia, dans quelle famille aimante elle s'est construite, mais aussi les trois mois passés aux côtés du meurtrier de leur fille, entre manipulation et perversité, jusqu'à son arrestation. Ce livre, les parents l'ont aussi écrit comme une boîte à souvenirs pour leurs petits-enfants (les deux enfants de leur autre fille Stéphanie). "Ils connaitront la vie de leur tata. Ce sera notre parole et celle de personne d'autre. Ils vont comprendre aussi tout le mal qu'on nous a fait subir", insiste Isabelle face aux caméras du 20H de TF1 (interview vidéo en tête de cet article). 

On est tombé de très haut avec ce garçon.- Isabelle Fouillot

Toujours éplorés un an après le procès du bourreau de leur fille, condamné à 25 ans de prison pour meurtre, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot sont désormais ravagés par l'absence d'Alexia, qui se fait de plus en plus criante. "Le temps passe et elle nous manque de plus en plus. C’est une souffrance permanente. Je me réveille le matin et je me dis : ‘encore une journée sans elle’, confie Isabelle, ajoutant que cet ouvrage, coécrit avec le producteur Thomas Chagnaud, est avant tout "un devoir de mémoire vis-à-vis d'Alexia". 

Mais c'est aussi l'histoire d'un manipulateur redoutable qu'ils racontent au travers de la relation qu'ils ont entretenue avec leur gendre, particulièrement présent dans leur sphère familiale et qu'ils ont "aimé et protégé comme un fils", le soutenant à bout de bras lors de la marche blanche. "Il nous disait qu'on était sa seule famille, que sa mère ne comptait pas pour lui, qu'il ne l'aimait pas. Qu'Alexia, c’était toute sa vie et que nous on comptait beaucoup plus que n'importe qui au monde. Et on l'a cru. On est tombé de très haut avec ce garçon", poursuit Isabelle.  

"On se sent coupables de ne pas avoir vu le manège de Jonathann" derrière son image de "jeune homme fragile et pleurnichant" dans laquelle il se complaisait, disent les parents, convaincus qu’il les a manipulés pendent des années. Jusqu’au soir du dernier dîner qu’ils ont partagé tous ensemble dans leur salon, quelques heures avant le meurtre. "Jonathann a l’habitude de boire un petit Cognac ou un alcool blanc avant de quitter la table et de rentrer à la maison, se souvient Jean-Pierre Fouillot. Et ce soir-là, bizarrement, il a refusé ce verre et on l’a charrié un petit peu avec ce refus. On imagine plein de choses après : est-ce qu’il n’a pas bu ce verre parce qu’il savait que… ?"

Le pardon impossible

Ils n'ont rien vu, rien compris, jusqu'à la garde à vue de Jonathann Daval en janvier 2018, vécue en direct à la télévision. "On a découvert un garçon où tout repose sur le mensonge. Il a été jusqu'à nous accuser du meurtre de notre propre fille !", lâche Jean-Pierre. Avec sa femme, ils échafaudent finalement une hypothèse qu'ils avaient émise pendant le procès pour expliquer son crime : "Je pense qu'Alexia s’était bien rendue compte du personnage qu’il était, qu’il était loin du prince charmant et que ce n’était vraiment pas la personne belle et sincère qu’elle croyait avoir épousé. Elle voulait s’en aller, tout simplement", lâche Isabelle en appuyant son propos. "Elle a dû lui poser un ultimatum ce soir-là, qu’il n’a pas accepté et c'est ce qui a abouti au drame", renchérit son mari.

Quant à la préméditation qui n'a pas été retenue par la justice, "elle a eu lieu par la sédation, ça on en est sûr", insiste Jean-Pierre. "Elle a pris des médicaments qu’elle n’aurait jamais dû prendre avec le traitement qu’elle avait pour tomber enceinte. D'ailleurs, le fameux soir où elle va disparaitre, elle a laissé des messages le matin, elle n’est pas bien, elle est nauséeuse, il y a quelque chose qui ne va pas. Moi, je pense qu’elle s’était bien rendue compte qu’elle était droguée", enchaîne Isabelle. 

Le couple dit aussi sa souffrance d'avoir vu la défense de Jonathann Daval présenter publiquement Alexia comme une femme sujette à "des accès de violences". "Alors qu'elle est morte sous les coups de son mari. Elle a pris 15 coups de poings dans la figure. Elle a été étranglée 5 minutes. Elle a été trainée comme un vulgaire sac de pommes de terre. Elle a été brûlée. C’est insupportable qu’on dise après ça qu’elle avait une personnalité écrasante", s'insurge Isabelle qui insiste sur le fait qu'"il n'y a rien qui justifie qu'on tue son épouse pour quelque motif que ce soit".

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Désormais, les parents d'Alexia Daval aspirent à un peu de paix après ce tsunami médiatico-judiciaire, mais jamais ils ne pourront pardonner. "C'est impossible", répondent-ils en chœur. "On l’a aimé pourtant", avouent-ils avant de conclure : " On lui a tout donné : notre amour, notre fille, nos vies. Lui, il nous a tout pris et il va nous faire souffrir jusqu'à notre mort". 

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