VIDÉO - "J'ai beaucoup de haine" : le frère d'une victime de règlement de comptes à Marseille témoigne

VIDÉO - "J'ai beaucoup de haine" : le frère d'une victime de règlement de comptes à Marseille témoigne

TÉMOIGNAGE - À Marseille, pas un jour sans que la violence ne fasse les gros titres. La ville, qui reçoit ce mercredi Emmanuel Macron, est confrontée à une hausse des règlements de comptes. Le frère d'une victime de l'un d'entre eux témoigne au micro de TF1/LCI.

Il dit vouloir en faire une "capitale de la Méditerranée". Emmanuel Macron est attendu ce mercredi après-midi à Marseille pour présenter un ambitieux plan destiné à donner un nouveau souffle à Marseille. Le chef de l'État doit se pencher sur "les fragilités" de la deuxième ville de France durant sa visite, la plus longue dans une seule ville depuis le début de son quinquennat. Accompagné par huit membres du gouvernement, il devrait annoncer un engagement financier de l'État de plusieurs centaines de millions d'euros.

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Un été meurtrier à Marseille

Une grande partie de cette somme devrait être consacrée à l'insécurité, qui gangrène Marseille depuis de nombreuses années. La ville est régulièrement victime de règlements de compte meurtriers. Le frère de l'une des victimes de ces conflits, Amine Kessaci, témoigne auprès de LCI.

Maintenant, la police a peur d'entrer dans les quartiers Nord et c'est ce qui m'inquiète le plus. - Amine Kessaci, frère d'une victime et fondateur de l'association Conscience

"J'ai beaucoup de haine, mais pas envers les jeunes, pas envers les personnes qui ont assassiné mon frère. Je dis qu'ils sont victime de ce système qui les a oubliés", déclare le jeune homme de 17 ans. "Maintenant, la police a peur d'entrer dans les quartiers Nord et c'est ce qui m'inquiète le plus. Si la police à peur d'y rentrer, qu'est-ce que nous, habitants, devons dire de ces quartiers ?", questionne celui qui a fondé l'association Conscience.

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Depuis janvier, 15 victimes de règlements de comptes à Marseille

Le trafic de drogue a entraîné ces dernières semaines une accélération du nombre de règlements de comptes, avec des homicides par balles dans des cités. Le week-end des 21 et 22 août, quatre jours après la mort d'un adolescent de 14 ans près d'un point de vente de drogue, trois hommes ont été tués. Depuis le début de l'année, le nombre de victimes s'élève à 15. 

Selon le quotidien La Provence, il existerait dans la ville 156 "plans stups", soit "deux fois plus que des bureaux de poste". Mardi, à la veille de son déplacement aux côtés d'Emmanuel Macron à Marseille, Gérald Darmanin a annoncé "une importante opération anti-drogue" à la cité des Flamands, dans le nord de la ville. "Bilan : 4 interpellations et saisies de drogue et d’argent liquide", écrit-il sur Twitter.

Cette opération faisait suite à un reportage de Quotidien, dans lequel un jeune dealer lance notamment : "Vous voyez Macron ? Les Français lui obéissent. Bah ici c'est pareil : les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent".

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