EXCLUSIF - "La balle m'a éraflé" : des gendarmes racontent l'attaque de La Chapelle-sur-Erdre

EXCLUSIF - "La balle m'a éraflé" : des gendarmes racontent l'attaque de La Chapelle-sur-Erdre

VIDÉO - En mai dernier, un individu blessait une policière municipale dans cette commune de Loire-Atlantique. Il avait ensuite séquestré une autre jeune femme avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Présents sur les lieux au moment des faits, deux gendarmes témoignent en exclusivité sur LCI.

Retour sur un épisode qui aurait pu tourner au drame. Le 28 mai dernier, un homme de 39 ans s'en était pris à une policière de La Chapelle-sur-Erdre, la blessant gravement au couteau. Il avait ensuite pris la fuite, sa course d'arrêtant quelques centaines de mètres plus loin dans un immeuble. Là, il avait séquestré une autre jeune femme pendant environ 2h30. Pris en chasse par les forces de l'ordre, l'assaillant était ensuite sorti sur le balcon de l'appartement qu'il occupait. De là, apercevant la gendarmerie, il avait ouvert le feu, blessant légèrement deux hommes au genou et au coude. Quelques secondes plus tard, tentant une "sortie", il succombait sous les balles des gardiens de la paix. 

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Une policière poignardée à La Chapelle-sur-Erdre

Parmi les forces de l'ordre mêlées à la fusillade, deux gendarmes ont accepté de témoigner pour LCI. "Moi j'étais en vacances avec ma femme qui était quasiment au terme de sa grossesse. On était dans les logements",  raconte Anthony. "C'est à ce moment-là que j'entends des coups de feu" dans un bâtiment à proximité, se souvient-il. "Je monte pour mettre mon gilet pare-balles. J'entends une deuxième rafale et je laisse mon gilet pare-balles, n'ayant pas le temps de le mettre. Je vois l'agresseur qui prend son arme. Il commence à avancer vers mes collègues et ouvre le feu. Du coup, je réplique", précise encore le gendarme. 

Son collègue Benjamin, se rappelle, lui, comment il a été blessé. "Je le vois commencer à lever le bras avec une arme à la main. Ça va tellement vite que  je veux commencer à le mettre en joue et c'est là qu'il nous tire dessus. On n'a pas le temps de réagir, on se fait toucher. À ce moment, on se dit : 'Mince, je viens de me faire toucher'. "La balle m'a éraflé sur le coude", indique-t-il. Une blessure heureusement superficielle. "On a vraiment été plus que soudés", se félicite avec émotion Anthony.

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Mercredi 14 juillet, ces deux gendarmes participeront au défilé sur les Champs-Élysées sous la bannière "héros du quotidien".

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