VIDÉO - Producteur tabassé par des policiers à Paris : "Je n'ai rien fait pour mériter ça"

VIDÉO - Producteur tabassé par des policiers à Paris : "Je n'ai rien fait pour mériter ça"

VIOLENCES POLICIÈRES - Le producteur de musique violemment interpellé à Paris samedi dernier a indiqué qu'il ne savait pas pour quelle raison les policiers l'avaient violenté. "Je n'ai rien fait pour mériter ça", a-t-il déclaré, s'estimant également chanceux que les images soient là pour le "protéger".

La vidéo fait le tour des réseaux sociaux et suscite de nombreuses réactions. Loopsider a diffusé ce jeudi les images d'une interpellation très violente d'un producteur de musique appelé Michel par trois policiers samedi 21 novembre dernier dans le 17e arrondissement de Paris. Ce jeudi, ce dernier s'est rendu à l'IGPN pour déposer plainte, et s'est confié aux médias présents sur place. 

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L'homme a d'abord expliqué qu'il ne savait toujours pas pour quelle raison les policiers l'avaient frappé de la sorte. Interrogé sur l'hypothèse d'un contrôle de stupéfiants, il a répondu : "Ils ne m'ont rien dit. (...) J'ai peut-être l'apparence de la personne qui pourrait être dans les stupéfiants". "Ils ne m’ont rien signifié, ils le savent. Ils sont arrivés derrière moi, je pense effectivement qu’ils m’ont suivi vu comment ils étaient proches de moi à ma porte. Ils m’ont surpris, ils m’ont fait peur, je me suis retournée j’ai vu un mec en civil, ensuite un policier", a continué Michel.

"Ils savent qu’ils m’ont insulté. Après ils peuvent le nier, c’est pas grave. Au moins, ils m’ont frappé et ça se voit, ils ne peuvent pas mentir", a-t-il ajouté, s'estimant heureux que les images existent pour prouver son passage à tabac. "J’ai la chance, contrairement à beaucoup d’autres, d’avoir des vidéos qui me protègent." Mais selon lui, "caméra ou pas caméra ça ne devrait pas arriver, ils sont là pour nous protéger"

"Je veux juste que ces trois personnes là soient punies par la loi"

Michel a avoué que cette agression avait été "difficile à vivre", qu'il avait eu peur pour sa vie. Il regrette que "des gens qui doivent me protéger m’agressent". "Je n’ai rien fait pour métier ça, je veux juste que ces trois personnes là soient punies par la loi", a-t-il ajouté, espérant désormais que l'IGPN fasse son travail.

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"Nous allons déposer plainte", annonce l'avocate de Michel frappé par trois policiers à Paris

Présente à ses côtés, son avocate maître Hafida El-Ali a indiqué qu'elle allait déposer plainte notamment pour violation de domicile et violences avec armes par personnes dépositaires de l'autorité publique.

Le parquet de Paris a ouvert mardi une procédure pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique" et "faux en écriture publique", confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé la suspension des policiers concernés. Quelques heures plus tard, les trois policiers en cause ont été "suspendus à titre conservatoire" par le directeur de la police nationale, Frédéric Veaux.

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