Menaces, agression et injures racistes à Cergy : l'auteur présumé jugé en comparution immédiate ce jeudi

Menaces, agression et injures racistes à Cergy : l'auteur présumé jugé en comparution immédiate ce jeudi

JUSTICE - L'homme, soupçonné d'avoir agressé un livreur puis insulté une riveraine dimanche soir devant un restaurant de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) et interpellé mardi à Paris, sera jugé ce jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Les vidéos tournées par cette riveraine du restaurant le Brasco sont devenues virales. Dimanche soir, une jeune femme domiciliée à Cergy (Val d'Oise) a filmé un livreur blessé en bas de chez elle, des traces de sang au sol et son agresseur présumé. Ce dernier s'est mis à insulter la témoin des faits, la traitant de "négresse", de "sale noire", puis se revendiquant comme "Algérien" et précisant que sa communauté avait "vendu" les Noirs "pendant 800 ans comme du bétail". Alertée, la police s'était rendu sur place dès dimanche soir mais l'individu avait pris la fuite. 

Suite à la diffusion des propos racistes et de l'agression sur les réseaux sociaux, ces derniers ont été dénoncés par plusieurs personnalités politiques et plusieurs associations comme La Licra et SOS Racisme, ce, tandis qu'une chasse à l'homme s'est organisée en ligne. À l'initiative de la Brigade anti-négrophobie, un rassemblement a été organisé dès lundi devant le restaurant, contraint de fermer compte-tenu de l'ambiance tendu et des menaces. Le livreur et la jeune femme ont eux porté plainte. 

Après près de 48 heures de recherche, le suspect a finalement été interpellé à Paris mardi dernier et placé en garde à vue. Ce jeudi, le parquet de Pontoise informe qu'à l'issue de cette mesure, l’individu âgé de 24 ans mis en cause dans l’agression du livreur "sera déféré aujourd'hui au parquet du tribunal  judiciaire de Pontoise pour être renvoyé devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate du chef de violences volontaires ayant entrainé une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours, à raison de l'appartenance à une ethnie, nation, race ou religion (en état de récidive légale pour avoir été définitivement condamné par le tribunal correctionnel de Pontoise le 11 décembre 2017 pour des faits identiques ou assimilés)".

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Convoqué le 8 juillet

Le procureur de la République Eric Corbaux précise par ailleurs qu'"une peine de 3 mois d'emprisonnement pour des faits d'offre ou cession de stupéfiants et de détention de stupéfiants prononcée le 20 février 2018 par le tribunal correctionnel de Pontoise sera ramenée à exécution".

Le magistrat ajoute que le mise en cause s'est vu également notifié une convocation le 8 juillet 2021 devant le tribunal correctionnel de Pontoise "du chef d'injure publique à raison de l'ethnie, nation, race ou religion et d'apologie de crime contre l'humanité, (crime de réduction en esclavage). Le procureur a précisé que "pour ces infractions prévues par la loi du 29 juillet 1881 (presse)  la comparution immédiate n’est pas juridiquement possible". 

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