Faux pass sanitaires : les dessous d'un trafic en pleine expansion

Faux pass sanitaires : les dessous d'un trafic en pleine expansion

COVID-19 - Depuis l'annonce de l'extension du pass sanitaire, les propositions pour obtenir de faux QR Codes explosent sur les réseaux sociaux. Le 20H de TF1 a mené l'enquête.

Depuis l'annonce de la généralisation du pass sanitaire lundi soir, c’est une tendance forte des recherches sur Google : "obtenir un faux certificat de vaccination". Le phénomène est également visible sur les réseaux sociaux, où certains promettent un passeport sanitaire pour 300 euros. 

De telles transactions sont des arnaques, car il est impossible de créer un QR code, comme l’explique David Sygula, expert en cybersécurité, dans l’enquête de TF1 en tête de cet article : "On ne peut craquer le QR code. Donc, soit on est sur un QR code 100% faux qui ne marchera, soit c’est une personne qui entre de fausses informations dans une vraie base de données."

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Quand le QR code frauduleux fonctionne, c’est donc que des professionnels de santé sont complices du trafic : ils sont les seuls à pouvoir accéder au serveur officiel, et donc à être en capacité d'éditer des certificats. Un chauffeur VTC affirme ainsi face aux caméras de TF1 avoir acheté son pass sanitaire à un médecin contre 350 euros et une photo de sa carte vitale. Il assure être sur le point d'obtenir le sésame sans la moindre piqure. 

J'ai reçu plusieurs messages, de soignants notamment- Amine, interne en médecine

Amine, jeune interne en centre de vaccination, témoigne également auprès de TF1. Il affirme avoir été sollicité pour des faux, mais refuse ce genre de pratique : "J'ai reçu plusieurs messages, de soignants notamment, me demandant comment faire pour avoir ce pass sanitaire sans faire l’injection." Un comportement criminel, poursuit-il, car les fraudeurs font croire qu'ils sont protégés et qu'ils protègent les autres. "On n’est pas en train de rigoler", souligne l'interne en médecine. "Moi j’étais aux urgences à la première vague, à la deuxième, des morts j’en ai vu, des familles qui pleurent j’en ai vu, ce n’est pas un sujet de rigolade."

Six personnes ont été mises en examen vendredi, dont deux incarcérées, dans une enquête portant sur un tel trafic de faux certificats de vaccination. Ces derniers étaient vendus entre 350 et 500 euros et réalisés par une employée d'un centre de vaccination de la banlieue lyonnaise. 

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Le délit de faux et usage de faux est puni de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Si le détenteur d'un faux certificat est positif au Covid et le sait, il peut en outre être poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui.

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