Trois mois de la disparition de Delphine Jubillar : où en est l’enquête ?

Trois mois de la disparition de Delphine Jubillar : où en est l’enquête ?

C'était il y a trois mois, jour pour jour. Dans le nuit du 15 au 16 décembre, Delphine Jubillar disparaissait de son domicile de Cagnac-les-Mines dans le Tarn. Malgré les multiples expertises, cette infirmière de 33 ans est toujours introuvable.

Tous les week-ends, elle quadrille les environs de Cagnac-les-Mines. À chacun de ses pas, son regard balaie les talus, les fossés, les sous-bois, à la recherche d'indices. En décembre dernier, Stéphanie avait participé à la grande battue qui avait rassemblé plus de 1 000 personnes. Depuis, elle mène ses recherches, seule ou accompagnée, avec l'espoir de retrouver des traces de Delphine Jubillar. Ce jour-là, deux jeunes femmes ont répondu à l'appel de Stéphanie. Depuis le 15 décembre, une douzaine de groupes consacrés à l'affaire Jubillar ont été créés sur les réseaux sociaux. Un peu partout en France, on s'interroge, on échafaude des hypothèses. Il y en a même qui mènent leur propre enquête.

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Dans le village aussi, on se pose des questions. La disparition de la jeune femme est dans les esprits. Il faut dire qu'en trois mois, l'enquête ne semble avoir relevé aucun élément déterminant. Alors, les gendarmes voient et revoient le film de la nuit du 15 au 16 décembre tel que Cédric le leur a raconté lors des auditions. Quand il s'est couché à 23h, Delphine reste au salon. À 4h, il est réveillé par les pleurs de sa petite fille et constate que sa femme n'est plus dans la maison. Il adresse alors un message à l'une des amis de Delphine, pensant qu'elle est chez elle. Sans réponse, il appelle les gendarmes.

Dans cette enquête difficile, aucune piste n'est écartée. Mais les frères et sœurs de Delphine se refusent à envisager une disparition volontaire. Pour les besoins de l'enquête, Cédric a dû quitter quelques semaines cette maison en chantier depuis des années. Aujourd'hui, il a réintégré le domicile familial. Et pour préserver son intimité et celle de ses enfants, il a monté des murs de parpaings à la va-vite. Pour son avocat, rien ne permet à ce jour de l'incriminer. Cédric Jubillar doit être prochainement entendu par les juges d'instruction. Peut-être un tournant dans l'enquête.

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