Violences à Fréjus : des policiers attaqués par des dizaines d'individus, des renforts envoyés sur place

Violences à Fréjus : des policiers attaqués par des dizaines d'individus, des renforts envoyés sur place

FAIT-DIVERS – Des policiers ont été pris à partie dimanche 28 février dans le quartier de La Gabelle à Fréjus dans le Var, après une série d'incidents survenus des jours plus tôt. Des événements liés au trafic de stupéfiants selon les autorités.

Le quartier de la Gabelle à Fréjus (Var) a été le théâtre de violences dans la soirée de dimanche 28 février. Tout a commencé mercredi 24 février, avec la destruction d'une caméra de vidéosurveillance de la ville par plusieurs individus. Le même événement s'est reproduit deux jours plus tard, le vendredi 26 février. Dimanche 28 février, les incidents matériels ont connu une recrudescence, se transformant en guet-apens puis en violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Une "quarantaine d’individus, tout de noir vêtu attendaient les forces de l’ordre en patrouille autour du quartier. Jusqu’à mettre le feu, tirer une trentaine de mortiers et déclencher l’intervention des policiers municipaux renforcés dans la foulée par les policiers nationaux", relate un journaliste de Var Matin via Twitter.

Selon le quotidien, des feux de poubelles, de branches d'arbres et de matelas ont alerté ce dimanche 28 un équipage de la police municipale qui patrouillait, peu avant 23 heures. "Une fois sur place, le premier équipage a été pris dans un guet-apens avec des mecs qui tiraient au mortier de partout et jetaient des pierres sur la voiture", raconte un membre des forces de l’ordre à nos confrères. "Un de ses collègues estime que"c’est un miracle qu’il n’y ait pas de blessé quand on voit l’état de la voiture"

Des renforts envoyés pour assurer la sécurité dans le quartier

Ce mardi 2 mars, le maire RN de la ville, David Rachline, a publié un communiqué sur Facebook dans lequel il annonce avoir "personnellement saisi le Ministre de l’Intérieur, le Préfet et le sous préfet de Draguignan pour que des moyens supplémentaires soient déployés par l’État" : "Ces troubles sont clairement liés à la ferme volonté des forces de police, municipale et nationale, de lutter contre les trafics de stupéfiants dans ce quartier (...) C’est justement parce qu’il n’est pas question de laisser le quartier aux mains de quelques voyous que ces émeutes sporadiques ont lieu, réaction de ceux qui ne supportent pas que nous refusions de laisser ce quartier devenir une zone de non droit", écrit l'édile. 

"Nous ne laisserons pas ce quartier tomber sous la coupe de délinquants qui n’hésitent plus, aujourd’hui, à agresser et mettre en danger la vie des forces de l’ordre", poursuit-il, demandant des peines sévères pour ces "fauteurs de troubles", dont certains sont mineurs et dont la place, selon lui est "en prison et certainement pas dans la rue".

Le maire RN a visiblement été entendu. Ce mardi après-midi, le ministre de l'Intérieur a annoncé  l'arrivée de renforts pour assurer la sécurité dans le quartier. "En plus des 15 policiers arrivés en renfort à Fréjus depuis deux jours, j’ai décidé l’envoi de 40 CRS sur place pour aider la police nationale et municipale à maintenir l’ordre républicain", écrit-il sur Twitter. Reste à savoir si le calme reviendra dans les prochains jours... ou pas.  

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