22 ans de prison pour la "Veuve noire" de la Côte d'Azur, reconnue coupable d'assassinats et empoisonnements

Justice

JUSTICE - Patricia Dagorn, accusée d'avoir manipulé puis empoisonné plusieurs hommes âgés, dont deux sont décédés, pour leur soutirer de l'argent, a été condamnée jeudi soir par la cour d'assises des Alpes-Maritimes. L'avocat général avait requis une peine plus lourde, la qualifiant de "perverse narcissique" lors du réquisitoire.

Elle a toujours nié les faits. Jugée devant les assises des Alpes-Maritimes pour l'assassinat de deux hommes et l'administration de substances nuisibles à deux autres octogénaires, Patricia Dagorn a été reconnue coupable d'assassinats et empoisonnement ce jeudi 18 janvier en milieu de soirée. Elle a été condamnée à 22 ans de réclusion criminelle, alors que l'avocat général avait requis une peine d'emprisonnement de 30 ans assortie d'une période de sûreté que la cour n'a au final pas prononcée. Sa défense avait plaidé l'acquittement. La femme de 57 ans n'a pas bronché à l'énoncé du verdict.

Elle était accusée d'avoir tué deux retraités en 2011, un SDF avec lequel elle partageait des nuits d'hôtel et un ancien maçon à la retraite confortable dont les proches avaient trouvé ses ennuis de santé et ses retraits d'argent suspects . Elle était aussi poursuivie pour avoir administré des substances nuisibles, du Valium, à deux autres octogénaires rencontrés par le biais d'une agence matrimonale. Pour un seul d'entre eux, Robert Vaux, un veuf de Fréjus qui s'était épris d'elle et l'avait logée, elle a admis qu'il ait pu ingérer du Valium en buvant par inadvertance un verre qu'elle s'était servie pour elle-même. 

Son fils, Guilhem, avait témoigné dans l'émission "Sept à Huit" du dimanche 12 novembre 2017. Il n'émettait aucun doute sur la culpabilité de sa mère, avec laquelle il a perdu contact. 

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TÉMOIGNAGE - Le fils de Patricia Dagorn : "Ma mère était obsédée par l'argent"

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Lors de la dernière journée du procès ce jeudi, l'accusation a dressé d'elle le portrait d'une "perverse narcissique tandis que la défense a parlé d'une "victime" prisonnière de sa solitude contre qui les preuves manquaient.

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