VIDÉOS - Procès contre le FN : Jean-Marie Le Pen sera fixé le 17 novembre

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JUSTICE - Jean-Marie Le Pen, banni du Front national l'an dernier après un long bras de fer avec sa fille Marine, s'est présenté ce mercredi devant le tribunal de Nanterre pour demander l'annulation de son exclusion, et sa réintégration. La décision a été mise en délibéré au 17 novembre.

A son arrivée au tribunal de grande instance de Nanterre, à l'ouest de Paris, Jean-Marie Le Pen, appuyé sur une canne, a dit devant les caméras de LCI "ne pas s'estimer coupable de quoi que ce soit".


C'est la quatrième fois que Jean-Marie Le Pen, 88 ans, affronte au tribunal le parti qu'il a cofondé en 1972 et longtemps incarné. Il avait été exclu du FN le 20 août 2015 par le bureau exécutif, instance suprême du parti, après une série de provocations à propos de la Shoah et du maréchal Pétain, jugées pénalisantes pour la stratégie de "dédiabolisation" menée par sa fille.

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A trois reprises déjà, la justice lui a donné raison face au Front national. D'abord en annulant sa suspension puis, à deux reprises, en suspendant le congrès par correspondance censé supprimer son statut de président d'honneur. Jean-Marie Le Pen demande cette fois au tribunal d'annuler son exclusion, "entachée d'irrégularités de forme et de fond" et ainsi d'ordonner sa 

"réintégration parmi les membres" du parti, selon l'assignation consultée par l'AFP.

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"J’attends la victoire, celle de la justice", a déclaré le fondateur du FN en arrivant au tribunal de grande instance de Nanterre. Sa présence n’était pas nécessaire ce mercredi, mais selon son avocat, Me Frédéric Joachim, il a tenu à être présent pour prouver sa "détermination". L’audience, prévue à 14 heures, s’est ouverte avec une quinzaine de minutes de retard.

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Jean-Marie Le Pen qui s'estime président d'honneur "à vie" du FN, demande à la justice de dire "en tout état de cause" que son exclusion en tant que membre ne saurait le priver de ce titre et des prérogatives qui y sont attachées, et de lui permettre notamment de siéger à nouveau au sein des instances dirigeantes du parti.


Dénonçant "un grand nombre de voies de fait", il réclame enfin au Front national deux millions d'euros en réparation d'un 

"très grave préjudice" porté à sa fonction de président d'honneur, mais aussi "à sa dignité, son honneur, sa notoriété et son action politique".

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L’avocat de Jean-Marie Le Pen a dénoncé le "parricide", "l’exécution" orchestrée par Marine Le Pen et ses "sbires". Il affirme que la présidente du FN s’est servie des propos de Jean-Marie Le Pen pour l’exclure. "Il fallait l’exclure coûte que coûte. Si ça n’avait pas été le maréchal Pétain ou le détail de l’histoire, ça aurait été autre chose. Ces griefs n’ont jamais posé de problèmes", a-t-il déclaré.

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Du point de vue du Front national, le sort du vieux chef semble scellé. Le parti attend la décision de justice et, quoique décide le tribunal, entend faire en sorte "que la décision politique", d'exclure "Jean-Marie Le Pen" du parti, soit "appliquée", selon un dirigeant. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 17 novembre.

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