Action anti-migrants : prison ferme pour trois responsables de Génération identitaire

Action anti-migrants : prison ferme pour trois responsables de Génération identitaire

VERDICT - Pour leurs actions anti-migrants au Col de l'Échelle, dans les Hautes-Alpes, en avril 2018, trois militants d'extrême-droite de Génération identitaire ont écopé de six mois de prison ferme et l'association d'une amende de 75.000 euros.

Des sanctions exemplaires. Le tribunal correctionnel de Gap a prononcé jeudi 29 août des peines de six mois de prison ferme contre trois responsables de Génération identitaire (GI), après les actions anti-migrants menées sur la frontière franco-italienne par l'association d'extrême-droite au printemps 2018. GI est, elle, condamnée à l'amende maximale de 75.000 euros.

Dans sa motivation, que l'AFP a pu consulter, le tribunal considère que, "compte-tenu de la nature extrêmement grave des faits, de l'importance du trouble à l'ordre public occasionné non seulement pendant leur période de commission mais de manière durable dans le département, de l'importance des valeurs protégées par les infractions reprochées et du passé pénal des prévenus", la prison ferme s'impose. Les prévenus étaient poursuivis pénalement pour des "activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique".

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Une amende et une privation de leurs droits

Lors de l'audience du 11 juillet, six mois de prison ferme avaient été requis contre Clément Gandelin (dit Galant), président de Génération identitaire, son porte-parole Romain Espino, et un organisateur actif, Damien Lefèvre (dit Rieu). Le tribunal a également prononcé 2000 euros d'amende, ainsi que la privation de leurs droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans.

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ARCHIVE - Col de l'Échelle : les migrants sont piégés par le froid

Le 21 avril 2018, Génération identitaire avait monté une vaste opération au col de l'Échelle, point de passage de nombreux migrants dans les Hautes-Alpes. Une centaine de personnes vêtues de la même doudoune bleue s'étaient mobilisées, avec deux hélicoptères, une banderole géante, et une "frontière symbolique" matérialisée dans la neige par des grillages en plastique. Dans les semaines suivantes, les militants d'extrême-droite avaient annoncé des interceptions de migrants et des enquêtes sur les passeurs. Me Lambert, l'avocat des prévenus, a annoncé que ses clients feraient appel de la décision.

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