Ademo, le rappeur de PNL, sera jugé en janvier pour "usage de stupéfiants", "outrage" et "rébellion"

Affiche géante du groupe PNL à Ivry-sur-Seine pour la parution de leur troisième album en 2019 (illustration)
Justice

JUSTICE - Placé en garde à vue samedi après-midi à Paris après une interpellation mouvementée, Ademo, l'un des deux frères du groupe PNL, sera jugé en janvier pour "usage de stupéfiants", "outrage" et "rébellion".

Débutée samedi après-midi, la garde à vue d'Ademo, l'un des deux frères du groupe PNL, a été levée dimanche après 24 heures. Le rappeur sera jugé en janvier par le tribunal correctionnel de Paris pour "usage de stupéfiants", "outrage" et "rébellion", a annoncé le parquet de Paris.

Agé de 33 ans, Ademo, Tarik Andrieu de son vrai nom, avait été interpellé de manière mouvementée dans le 14e arrondissement de Paris. De nombreux passants avaient assisté à la scène de l’arrestation du célèbre musicien originaire de la cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne). Sur les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on voit tout d'abord Ademo entouré de quatre policiers devant la terrasse d’une brasserie située place Victor-et-Hélène-Basch, dans le quartier Alésia. Plusieurs personnes sont attroupées pour filmer.

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Rapidement, le ton semble monter et l’artiste se retrouve plaqué au sol à la sortie du métro Alésia. Quatre policiers, visiblement membre d’une CSI (Compagnies de sécurisation et d'intervention) le maintiennent alors dans cette position. "Vous êtes quatre sur lui", s’insurge une femme témoin de l’événement. "Arrête de l’étrangler frère ! Vous faites pitié, vous vous affichez devant tout le monde", répète plusieurs fois un jeune, téléphone portable en main, aux membres de forces de l’ordre, qui ne feront aucun commentaire pendant l'intervention.

Ademo est finalement menotté puis, après une dernière palpation, il est conduit dans le véhicule de police. Sur le chemin, le chanteur insulte à plusieurs reprises les fonctionnaires de l'avoir blessé au poignet et tenté de l’"étrangler". Il est donc finalement ressorti libre de sa garde à vue dimanche en fin d'après-midi.

"Je vous prends un par un comme des hommes"

Selon un récit policier de l'interpellation, "une patrouille a vu Ademo en train de rouler une 'cigarette artisanale'" ressemblant à un joint de cannabis. Elle l'a alors "interpellé verbalement" avant de vouloir contrôler son identité. Ademo se serait montré "agressif verbalement" et aurait refusé de se  soumettre au contrôle d'identité.  "Vous avez de la chance d'être quatre, venez on a va à l'abri, je fais des sports de combats et je vous prends un par un comme des hommes !", aurait dit le rappeur, toujours selon ce récit policier.  Emmené au commissariat, Ademo aurait à nouveau "provoqué un policier en lui proposant de se retrouver sur un ring pour un combat de boxe".

Le rappeur ne s'est pas encore exprimé sur le sujet. Contactés, Me William Bourdon et Vincent Brengarth, les deux avocats de l'artiste, n'ont pas non plus souhaité faire de commentaires.

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