Adolescente violée et tuée à Nantes : la récidive, un phénomène "plutôt rare" au regard des chiffres

Adolescente violée et tuée à Nantes : la récidive, un phénomène "plutôt rare" au regard des chiffres

JUSTICE – Un homme âgé de 45 ans a reconnu le viol et le meurtre d'une adolescente le 20 août dernier à Nantes (Loire-Atlantique). Condamné en 2005 à 18 ans de prison pour 12 viols et tentatives de viol, il avait été libéré en 2016. Si l'affaire émeut, la récidive en matière d'agressions sexuelles est "plutôt rare" selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

C'est une affaire qui émeut l'opinion depuis la médiatisation de son dénouement samedi dernier. Le parquet de Nantes a annoncé ce weel-end qu'un homme âgé de 45 ans avait avoué avoir violé et tué une adolescente de 15 ans le 20 août dernier à Nantes (Loire-Atlantique). Le quadragénaire, qui avait tenté d'effacer les traces de son crime à l'aide d'eau de javel et en mettant le feu au lieu où il a été perpétré, a été confondu notamment par son ADN, retrouvé sous les ongles de la victime. 

Ces événements tragiques ont d'autant plus choqué que le suspect, en couple, n'était pas inconnu de la justice, loin de là. Mis en examen et écroué samedi, il avait en effet déjà été condamné en 2005 à 18 ans de réclusion par la cour d'assises de la Vienne pour 12 viols et tentatives de viols sur des jeunes filles. Il avait été libéré en 2016 et respectait, selon le parquet de Nantes, "l'ensemble des obligations mises à sa charge dans le cadre de son suivi socio-judiciaire". 

La récidive en matière de viol est-elle fréquente en France ? Non, à en croire les chiffres communiqués par le ministère de la Justice ce lundi à LCI et portant sur la période allant de 2007 à 2016.

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"3,7% des condamnés en état de récidive légale"

Ainsi, d'après les chiffres officiels, sur cette période, "3,7% des individus condamnés pour viol étaient en récidive légale (déjà condamnés pour viol, ndlr) et 2,4% en réitération de faits qualifiés de délits sexuels".

Le ministère de la Justice précise à notre rédaction qu'"environ 15% des personnes condamnées pour viol avaient déjà été condamnées pour d’autres faits de délinquance. Enfin, près de 80% des condamnés pour viol, agression ou atteinte sexuelle, n’avaient aucun antécédent".

Des chiffres à relativiser

Toutefois, compte-tenu du décalage entre la commission des faits, la tenue des procès et les condamnations, ces chiffres sont  à relativiser.  

 

Selon le Haut Conseil à l’Egalité, moins de 10% des femmes qui se disent victimes d’un viol ou d’une tentative de viol ont déposé plainte et seule une plainte sur dix aboutit à une condamnation.

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