Pourquoi Alexandre Benalla se retrouve de nouveau face à la commission d'enquête du Sénat

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Benalla, l'affaire sans fin

SUR LE GRIL - Pour la deuxième fois en quatre mois, l'ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron va être entendu par la commission d'enquête du Sénat, lundi 21 janvier. Une audition qui a lieu quelques jours après la mise en examen d'Alexandre Benalla pour l'usage de passeports diplomatiques alors qu'il ne travaillait plus pour l'Elysée.

Nouvel épisode dans le feuilleton de l’affaire Benalla : l’ex-collaborateur de l’Elysée doit une fois de plus s’expliquer devant la commission d’enquête sénatoriale, lundi 21 janvier, à partir de 14h. Quatre mois après sa première audition, Alexandra Benalla va notamment devoir revenir sur ses voyages dans différents pays africains, avec des passeports diplomatiques qu’il était censé avoir rendus après avoir été licencié. Des explications d'autant plus attendues que le 19 septembre dernier, l’ancien chargé de mission affirmait à cette même commission ne plus être en possession de ces passeports.

Celui qui était l’homme de confiance d’Emmanuel Macron devra aussi s’exprimer sur des soupçons de falsification de documents. En effet, face aux sénateurs mercredi 16 janvier, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron Patrick Strzoda a révélé que Benalla avait utilisé "presque une vingtaine de fois" ses passeports après son licenciement, entre le 1er août et le 31 décembre, et a affirmé que Benalla avait été en possession d’un faux passeport de service, obtenu le 28 juin soit après avoir été suspendu de ses fonctions.  A ce stade toutefois, l’ancien garde du corps n’est pas poursuivi pour ces accusations de faux documents administratifs.

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Il a en revanche bien été mis en examen vendredi pour l’usage des passeports, à l’issue de sa garde à vue. Une troisième mise en examen pour lui donc, puisqu’il l’a été par deux fois pour des violences contre des manifestants, en marge du cortège du 1er mai 2018.

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Benalla a utilisé "ses passeports une vingtaine de fois" entre août et décembre, selon le directeur de cabinet de Macron

Parmi les points devant encore être éclaircis, figure aussi le fait qu'Alexandre Benalla a conservé un téléphone crypté de type Teorem jusqu'au 5 octobre, soit une fois de plus bien longtemps après son renvoi. Patrick Strzoda a annoncé avoir diligenté une enquête interne.

"Des dysfonctionnements insupportables et incompréhensibles"

Pour le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas (LR), l’affaire Benalla aurait pu ne jamais exister "si dès le 2 mai dernier, après les incidents de la Contrescarpe à Paris, M. Benalla avait été licencié de l'Élysée et si les ponts avaient été définitivement rompus avec lui".

"Il y a eu des choses qui sont très difficilement défendables : des retards, des absences de réactions, toute une série de choses qu'on ne peut pas accepter", déclare de son côté l’un des rapporteurs de la commission, Jean-Pierre Sueur (PS).

"Qu'il y ait des dysfonctionnements, c'est une évidence, on ne va pas tourner autour du pot. Il y a des dysfonctionnements,

il faut les régler", a quant à lui commenté Benjamin Griveaux dimanche, qualifiant ces dysfonctionnements d’ "insupportables et incompréhensibles pour les Français." 

À noter par ailleurs que, outre Alexandre Benalla, doit aussi être de nouveau entendu lundi Vincent Crase, un ex-employé de La République en marche et chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie. Il avait également été mis en examen pour violences en réunion le 1er mai.

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