Alexandre Benalla et Vincent Crase à nouveau face à la justice pour réclamer leur mise en liberté

Justice
PLAIDOIRIE - Les avocats d'Alexandre Benalla et Vincent Crase vont tenter d'obtenir leur libération ce mardi 26 février devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. L'audience se tiendra à huis-clos et sans la présence des deux hommes placés en détention provisoire depuis le 19 février.

Alexandre Benalla et Vincent Crase vont-ils rester en prison ? Incarcérés depuis une semaine pour ne pas avoir respecté le contrôle judiciaire qui leur interdisait d'entrer en contact dans l'enquête sur les violences du 1er mai 2018, vont à nouveau tenter d'obtenir leur libération ce mardi 26 février devant la Cour d'appel de Paris. La chambre de l'instruction doit examiner dans la matinée l'appel déposé par l'ex-collaborateur du président Emmanuel Macron et l'ancien salarié de LaREM, après la décision d'un juge des libertés et de la détention (JLD) de les placer en détention provisoire le 19 février.


Un premier recours, via une procédure d'urgence appelée référé-liberté, a été rejeté vendredi dernier par le président de la chambre de l'instruction. Mardi, c'est une formation collégiale qui est appelée à statuer, a priori dans la journée.

 Alexandre Benalla et Vincent Crase sont actuellement détenus à la prison de la Santé et à celle de Bois-d'Arcy à la suite de la diffusion par Mediapart fin janvier d'enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes datant du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen dans l'enquête sur les violences commises en marge du défilé du 1er mai. 

Benalla et Crase ont pu se parler une heure

Mardi, lors d'une audience à huis-clos et sans la présence de leurs clients, les avocats de Benalla et Crase vont demander leur remise en liberté après sept jours de détention. Ils devraient une nouvelle fois contester la légalité des enregistrements de Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d'écoutes judiciaires, ni d'écoutes administratives. 


La défense des deux hommes devraient aussi revenir sur l'incident qui a émaillé la journée du 19 février. Convoqués pour s'expliquer devant le tribunal de Paris, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pu se parler après avoir été placés dans un box commun par les policiers qui les escortaient, ont révélé lundi nos confrères de RTL. A l'origine de ce couac, un mail devant transmettre les consignes des juges n'a pas été envoyé et l'erreur n'a été corrigée qu'au bout d'une heure.

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