Le comparse d'Alexandre Benalla, Vincent Crase, a été placé en garde à vue

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Benalla, l'affaire sans fin

ENQUÊTE - L'ancien gendarme, proche d’Alexandre Benalla, a été interpellé puis brièvement placé en garde à vue mardi à Rouen. Il a été interrogé par la Brigade de répression de la délinquance économique au sujet du "contrat russe".

Les investigations se poursuivent dans le cadre de l'affaire Benalla et de ses ramifications. Ainsi, ce mardi, Vincent Crase, un proche de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’Elysée, a-t-il été interpellé dans l’Eure puis placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Rouen. Une information du journal Paris-Normandie dont l’AFP a eu confirmation.

Dans le cadre de l'enquête pour "corruption" ouverte par le Parquet national financier (PNF) pour un contrat de sécurité signé entre sa société et un oligarque russe, Iskander Makhmoudov, Vincent Crase a été interrogé par des enquêteurs parisiens de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Sa garde à vue a ensuite été levée en fin d’après-midi mardi, mais son avocat, Me Christian Saint-Palais, n’a pas souhaité, selon l’AFP, indiquer quelles suites avaient été données à la procédure.

Un contrat négocié par Benalla à l'Elysée ?

Alors qu’Iskander Makhmoudov est présenté par la justice espagnole comme un membre d’une puissante organisation criminelle, l’enquête du PNF porte notamment sur un contrat de sécurité passé entre la société de Vincent Crase, appelée Mars, et l’oligarque russe. Selon Mediapart, ce contrat aurait été "négocié" par Alexandre Benalla quand celui-ci était conseiller d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

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Toujours selon le site d’investigation, Iskander Makhmoudov aurait payé 294 000 euros pour ce contrat, dont 172 200 euros auraient été reversés sur des comptes de la société Velours, une autre entreprise de sécurité au sein de laquelle Alexandre Benalla a travaillé entre octobre 2014 et novembre 2015. C'était "un contrat tout à fait clair, signé par avocats, et non un faux contrat comme j'ai pu le lire parfois", avait raconté Vincent Crase, également ex-employé de LREM, en avril dernier dans un entretien accordé à Paris-Normandie.

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