Affaire Benalla : des membres de l'Elysée mis en cause dans la disparition des coffres-forts

Affaire Benalla : des membres de l'Elysée mis en cause dans la disparition des coffres-forts

TÉMOIGNAGE - Deux membres de l'Elysée ont été mis en cause par un témoin-clé de l'affaire Benalla, le militaire Chokri Wakrim, dans l'un des nombreux volets de l'affaire devenue tentaculaire. Un membre du Groupe de la sécurité de la présidence de la République et un conseiller du chef d'état-major particulier d'Emmanuel Macron seraient derrière la mystérieuse disparition des deux coffres-forts de l'ex-chargé de mission.

On ne compte plus les rebondissements de l'affaire Benalla. Deux nouvelles personnes, membres de l'Elysée, ont été mises en cause par un témoin dans la disparition de deux coffres-forts de l'ex-chargé mission de la présidence, a-t-on appris l'AFP mercredi 22 janvier de sources proches du dossier, confirmant une information de Mediapart. 

Il s'agirait de Christian Guédon, membre du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), et d'un conseiller du chef d'état-major particulier d'Emmanuel Macron, Ludovic Chaker, par ailleurs ex-secrétaire général d'En Marche. Ces deux derniers auraient été vus en présence du premier coffre dans l'appartement parisien de Pascale Perez, une femme d'affaires qui avait apporté son aide à Benalla. 

C'est l'un des nombreux protagonistes de l'affaire tentaculaire, le militaire Chokri Wakrim, qui aurait révélé cette information aux enquêteurs de la Brigade criminelle mardi 21 janvier, précise l'AFP. 

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Benalla, l'affaire sans fin

Le coffre toujours introuvable

Le coffre évoqué par Chokri Wakrim, qu'Alexandre Benalla utilisait pour ranger ses armes, n'était plus chez lui lors de la perquisition de juillet 2018, au début de l'enquête, et est resté introuvable depuis. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il y a eu dissimulations de preuves de la part de l'ex-chargé de mission. Interrogé à l'été 2018 à ce sujet, ce dernier avait affirmé que le coffre avait "dû être emmené dans un lieu sûr par une personne", précisant ne pas s'en être occupé personnellement. 

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Lors de son audition qui a duré plus de neuf heures, le militaire a également indiqué avoir été témoin d'une conversation au cours de laquelle Alexandre Benalla aurait demandé à Christian Guédon de vider un second coffre-fort, dans son bureau de l'Elysée. Ce dernier aurait été vidé juste avant la perquisition du bureau de l'ex-chargé de mission, et emporté dans un sac de sport. Il aurait ensuite vu ledit sac au domicile de Pascale Perez. Chokri Wakrim a pour sa part toujours démenti tout rôle dans cette disparition.

Ludovic Chaker n'est pas inconnu des enquêteurs : il avait déjà été auditionné en juillet 2019, reconnaissant avoir pris part à l'exfiltration de la famille Benalla, dont le domicile était encerclé par les médias. Au sujet du fameux coffre en revanche, il "conteste fermement' l'avoir déplacé, poursuit l'AFP. 

"La vérité, c'est qu'il y a quatre coffres"

Alexandre Benalla a rapidement réagi aux révélations de Mediapart le jour-même sur Twitter. Il a discrédité l'article, qu'il dit se résumer à un "copier-coller d'un PV de Chokri Wakrim", et des informations non vérifiées. "La vérité, c'est qu'il y a quatre coffres", a-t-il ironisé. 

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