Affaire Benalla : le couple molesté place de la Contrescarpe livre sa version des faits

Justice
ENQUÊTE - L'homme et la femme molestés par Alexandre Benalla le 1er mai ont été entendus plusieurs heures mercredi par les juges d'instruction en charge de l'enquête, et ont "confirmé qu'ils n’étaient pas venus participer à la manifestation", affirme leur avocat.

L'enquête sur les événements qui ont eu lieu le 1er mai sur la place de la Contrescarpe avance. Alors qu'Alexandre Benalla était auditionné dans la matinée au Sénat, le couple molesté par l'ancien collaborateur de l'Elysée a été entendu pour la première fois par les trois juges d'instruction en charge du dossier. L'homme a été entendu pendant 4 heures le matin et la femme pendant 3 heures l'après-midi, a indiqué une source proche du dossier à LCI.


Cette première audition en tant que parties civiles a porté sur les faits ainsi que sur les raisons de leur présence sur la place de la Contrescarpe ce 1er mai. "Ils ont confirmé qu’il n’étaient pas venus participer à la manifestation", a indiqué leur avocat Sahand Saber à LCI. "Mes clients ont fourni des détails précis et concordants avec les constatations faites sur les vidéos", a-t-il ajouté.

Le couple a été interrogé sur les jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers les CRS qui avaient été à l'origine de leur interpellation, dont ils dénoncent la violence. "Ils ont fait part de leurs profonds regrets", évoquant un "geste bête et irréfléchi, en réaction aux deux charges de CRS qu'ils avaient essuyées", a rapporté l'avocat.  Selon lui, ce jeune cuisinier grec et cette graphiste française, inconnus de la police et de la justice, étaient sortis boire un verre avant de se retrouver pris dans les heurts. "Avec le recul, ils expliquent qu'ils auraient dû quitter les lieux quand ils ont vu la manifestation", a-t-il affirmé.


Des vidéos qui ont déclenché l'affaire montraient ce jeune homme de 29 ans et sa compagne de 30 ans rudoyés ce jour-là par l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron et par Vincent Crase, un employé de La République en marche, qui avaient ensuite remis le couple à la police lors d'un rassemblement de manifestants qui avait dégénéré.

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