Affaire Benalla : l'enquête étendue au selfie révélé par Mediapart le montrant avec une arme

Justice

Toute L'info sur

Benalla, l'affaire sans fin

SELFIE - L’enquête sur l’affaire Benalla s’élargit. Les juges parisiens ont en effet décidé de poursuivre l’ex-chargé de mission à l’Elysée pour "port d'arme de catégorie B sans motif légitime" et de "détention non autorisée d'arme, munition, ou éléments de catégorie B" suite aux révélations de Mediapart.

Mauvaise nouvelle pour Alexandre Benalla. Déjà mis en examen pour des violences commises en marge des rassemblements du 1er-Mai et des soupçons d'ingérence dans l'action de la police, l’ex-chargé de mission à l’Elysée est désormais également poursuivi pour "port d'arme de catégorie B sans motif légitime" et "détention non autorisée d'arme, munition, ou éléments de catégorie B". 

Ce sont les investigations déclenchées à Poitiers qui ont conduit les juges parisiens en charge de l'enquête sur l'affaire Benalla à s’intéresser à un selfie montrant cet ancien collaborateur d’Emmanuel Macron armé pendant la campagne présidentielle en 2017. Le parquet de Poitiers avait ouvert une enquête préliminaire le 25 septembre, au lendemain de la publication par Mediapart d'une photo d'Alexandre Benalla brandissant un pistolet et qui date du 28 avril 2017, à une période où il n'était pas titulaire d'un permis de port d'arme en bonne et due forme.

Lire aussi

"On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat"

D'après Mediapart, ce cliché montrant le jeune homme en compagnie de deux hommes et d'une serveuse au visage flouté a été pris entre les deux tours de la présidentielle dans un restaurant de Poitiers, à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron venait de tenir un meeting. Cette scène avait été confirmée à l'AFP par l'ex-directeur du restaurant poitevin, Guillaume Duru, qui avait été informé du déroulement de la soirée par sa serveuse. 

Selon une source proche du dossier, la police a entendu ce restaurateur et d'autres personnes présentes ce soir-là. Alexandre Benalla avait pourtant déclaré au Monde le 26 juillet qu'à cette époque, il ne possédait pas de permis l'autorisant à porter une arme en dehors du quartier général d'En Marche!, à Paris. Interrogé par Le Monde sur le fait de savoir s'il avait enfreint cette règle et s'il était sorti avec une arme en dehors du QG, l’ex-chargé de mission à l’Elysée s’est montré catégorique: "Non, jamais. On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat", avait-il répondu. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter