Affaire Bygmalion : renvoyé en correctionnelle, Nicolas Sarkozy va se pourvoir en cassation

Justice
BYGMALION - Nicolas Sarkozy devra bien comparaître au tribunal dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle de 2012. Alors qu'il avait fait appel, la cour d'appel a confirmé jeudi l'ordonnance de renvoi en correctionnelle, a appris LCI de source judiciaire. Nicolas Sarkozy va se pourvoir en cassation.

Nicolas Sarkozy va bien comparaître au tribunal pour son rôle dans l'affaire Bygmalion. La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi son renvoi en correctionnelle pour les dérapages financiers de sa campagne présidentielle de 2012, a appris LCI de source judiciaire. Cette décision, qui devait être rendue le 20 septembre, avait été reportée. La défense de l'ancien président a toutefois annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation, un recours non suspensif mais qui en pratique repousserait une décision définitive sur la tenue ou non d'un procès.


En février 2017, le juge Serge Tournaire l'avait renvoyé sur les bancs de la correctionnelle pour "financement illégal de campagne électorale". Nicolas Sarkozy avait fait appel de cette ordonnance auprès de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris. Son avocat a soulevé le fait que seul Serge Tournaire a signé l'ordonnance de renvoi, tandis que son collègue cosaisi, Renaud Van Ruymbeke, s'est abstenu. Mais dans ses réquisitions, l'avocat général avait demandé à la cour de confirmer intégralement les poursuites. 

Près du double des dépenses autorisées

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros alors qu'il avait été informé d'un risque de dérapage, ce qu'il réfute. La facture totale s'était envolée à plus de 42,8 millions d'euros, soit près du double du seuil légal fixé à 22,5 millions: la conséquence d'une "stratégie" d'"occupation maximale de l'espace médiatique et télévisuel, avec la multiplication de meetings souvent spectaculaires", avait estimé le magistrat dans l'ordonnance attaquée. 


Douze des treize autres protagonistes renvoyés pour complicité de "financement illégal de campagne électorale" ont également fait appel.


Cette étape est cruciale pour l'ancien chef de l'Etat, retraité politique, qui a vu d'autres menaces judiciaires se concrétiser en mars: après sa mise en examen pour les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, il a été renvoyé pour un autre procès dans l'affaire des "écoutes".

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