Affaire Carlos Ghosn : un audit identifie 11 millions d'euros de dépenses suspectes, Renault veut des poursuites aux Pays-Bas

Justice
ENQUÊTE - L'audit interne mené par Renault et Nissan a fait apparaître un montant de 11 millions d'euros de dépenses jugées suspectes, a indiqué le groupe, mardi 4 juin au soir. Ce dernier explore la possibilité d'actions judiciaires aux Pays-Bas, où la filiale commune des deux sociétés a son siège.

L'affaire Carlos Ghosn va-t-elle s'étendre aux Pays-Bas ? Alors que l'ancien PDG de Renault est en résidence surveillée au Japon, poursuivi par la justice de ce pays pour quatre chefs d'accusation, dont l'abus de confiance aggravé et la dissimulation de revenus, Renault a confirmé dans la soirée du 4 juin envisager, conjointement avec Nissan, des "actions judiciaires" aux Pays-Bas, où est basée RNBV, la filiale commune des deux groupes. 


Le conseil d'administration du groupe a pris connaissance, plus tôt dans l'après-midi, des conclusions d'un audit interne mené par le cabinet Mazars, et envisage désormais des poursuites.

Dépenses suspectes

A l'origine de cette décision, les conclusions de l'audit qui auraient permis d'identifier, selon le groupe, 11 millions d'euros de dépenses jugées suspectes, qui auraient été engagées par l'ancien patron de l'alliance automobile franco-japonaise. C'est ce qu'a indiqué une source proche du dossier à l'AFP en début de soirée.

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Dans une vidéo, Carlos Ghosn se défend

La famille de Carlos Ghosn a déposé le 26 mai une nouvelle requête auprès d'un groupe de travail de l'ONU afin de dénoncer la "persécution judiciaire" subie, selon elle, par l'ancien patron de Renault. Ce dernier a été libéré sous caution le 25 avril à l'issue de trois semaines de détention, mais en échange de conditions plus drastiques que lors de sa première sortie de prison, début mars, après 108 jours de prison. 

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

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