Affaire Chouviat : la famille déçue par la mise en examen pour "homicide involontaire"

Affaire Chouviat : la famille déçue par la mise en examen pour "homicide involontaire"
Justice

TÉMOIGNAGES - Les proches du livreur de 42 ans, qui voient dans la mise en examen de trois des quatre fonctionnaires impliqués dans son interpellation une première victoire, estiment que ces sont des coups volontaires qui ont entraîné la mort.

C'est une première victoire pour la proches de Cédric Chouviat, mais pour eux, la justice doit aller encore plus loin. Après la mise en examen de trois des quatre policiers impliqués dans l'interpellation du livreur de 42 ans, mort en janvier dernier à la suite d'un contrôle routier, sa veuve et son père se sont confiés au micro de TF1 et LCI.

Ce dernier souhaite notamment que la quatrième fonctionnaire présente au moment des faits soit aussi poursuivie. "Je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'elle soit mise en examen comme les autres, au même titre que les autres, parce que quand on voit les vidéos, elle a un comportement qui est aussi acide que les autres", explique-t-il, ajoutant qu'"elle n'a rien fait pour ne pas qu'il meure".

Lire aussi

L'espoir d'une requalification en meurtre

Pour la veuve de Cédric Chouviat, les policiers impliqués ont multiplié les mensonges. "On m'a assuré que mon mari était tombé seul, qu'il avait fait un malaise cardiaque ; dès le départ il y a un mensonge donc ils continuent sur leur lancée", explique-t-elle.

Comme son beau père, elle espère désormais une requalification en meurtre estimant qu'il n'y a pas de doute sur le fait que les policiers ont entendu le livreur crier "j’étouffe" à de nombreuses reprises.

Mais l'avocat de deux des policiers qui évoquent eux un accident, conteste la version de la famille. "Ce ne sont pas des meurtriers ce sont des gens qui sont entrés dans la police par vocation pour aider à contraindre, à arrêter les meurtriers,  avance Laurent-Franck Liénard,  précisant que "c'est difficile pour eux de se voir attribuer une étiquette à l'opposé de leur convictions et de la réalité de leur métier".

Selon les premiers résultats d'autopsie communiqués en janvier par le parquet de Paris, Cédric Chouviat est mort des suites d'une asphyxie "avec fracture du larynx". 

Plaqué au sol, casque sur la tête, par trois policiers, il aurait répété à sept reprises qu'il étouffait lors de la vingtaine de secondes de son interpellation. Transporté dans un état critique à l'hôpital, il est mort le 5 janvier.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent