Affaire "des écoutes" : fin du procès de Nicolas Sarkozy, une décision attendue le 1er mars 2021

Affaire "des écoutes" : fin du procès de Nicolas Sarkozy, une décision attendue le 1er mars 2021

PROCÈS - Débuté le 23 novembre, le procès dit des "écoutes" s'est achevé ce jeudi soir, à l'issue des plaidoiries de la défense des coprévenus de Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 1er mars 2021.

Live

NICOLAS SARKOZY AU 20H DE TF1 MERCREDI


L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, condamné lundi à trois ans d'emprisonnement dont un an ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire de "écoutes", sera l'invité du 20H de TF1 ce mercredi 3 mars. 

"UNE INJUSTICE PROFONDE"


Dans un entretien au Figaro publié ce mardi soir sur le site du quotidien, l'ex-président de la République revient sur la condamnation dont il a écopée. 

"Je ne peux accepter d’avoir été condamné pour ce que je n’ai pas fait" déclare Nicolas Sarkozy

SARKO SE DÉBAT 


"J’ai ressenti l’injustice profonde, choquante, des procédures lancées contre moi depuis dix ans", a réagi Nicolas Sarkozy dans un entretien publié ce mardi par Le Figaro. L'ex-président de la République, condamné la veille à un an de prison ferme pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'affaire dite "des écoutes" évoque "un combat de long terme" et répète avoir fait appel de la décision : "Peut-être faudra-t-il que ce combat s’achève devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d’avoir à faire condamner mon propre pays, mais j’y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie", explique Nicolas Sarkozy.

UN RETOUR IMPOSSIBLE ?


Alors qu'une partie de la droite voyait Nicolas Sarkozy comme possible tête d'affiche pour 2022, sa condamnation à trois ans de prison dont un an ferme ce lundi assombrit son avenir politique.

Après sa condamnation, l'hypothèse d'un retour de Sarkozy en politique s'éloigne

Urgent

NICOLAS SARKOZY AU 20H DE TF1 MERCREDI


L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, condamné lundi à trois ans d'emprisonnement dont un an ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire de "écoutes", sera l'invité du 20H de TF1 ce mercredi 3 mars. 

QUEL AGENDA JUDICIAIRE ATTEND NICOLAS SARKOZY ?

Bygmalion, financement libyen de la campagne 2007 : l'agenda judiciaire chargé de Nicolas Sarkozy

MARINE LE PEN 


Marine Le Pen, candidate à l'Elysée, a affirmé mardi qu'elle "ne souhaitait pas" que la justice fasse "la primaire de la présidentielle" au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy à trois ans de prison dont un ferme pour "corruption" dans l'affaire dite des "écoutes".


"Je ne souhaite pas que les magistrats fassent la primaire de la présidentielle" et "déterminent qui seront mes adversaires" en 2022, a déclaré sur Europe 1 la présidente du Rassemblement national.


"Si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat à la présidentielle, il doit l'être, il devrait l'être malgré la condamnation, dont je rappelle qu’elle n’est pas définitive", a ajouté la dirigeante d'extrême droite.

GUILLAUME PELTIER DÉNONCE UNE DÉCISION "INSENSÉE, DISPROPORTIONNÉE ET EXTRAVAGANTE"


Interviewé par Jean-Michel Apathie sur LCI, le vice-président des Républicains Guillaume Peltier a dénoncé la condamnation de l'ex-président Nicolas Sarkoy à trois ans de prison dont un ferme pour "corruption" dans l'affaire dite des "écoutes". Guillaume Peltier a qualifié cette décision d'"insensée, disproportionnée et extravagante". 

Le député de Loir-et-Cher dénonce aussi "une politisation de la justice" et critique le Parquet National Financier qu'il a estimé "affaibli de l'intérieur". 

Selon lui, "il y a des juges qui utilisent la justice pour abimer Nicolas Sarkozy." Par ailleurs, Guillaume Peltier n'a pas hésité à dresser un parallèle entre cette justice qui ne condamne pas des "voyous" et ceux qui condamnent le président de la République. Guillaume Peltier espère que "la chambre d'appel invalidera cette décision". En parlant de Nicolas Sarkozy il a affirmé qu'il croyait "profondément en son honnêteté".

RÉACTIONS


Sur LCI, Me Hervé Témime, avocat de Thierry Herzog, est revenu au soir de la condamnation de son client à une peine de prison de trois ans d'emprisonnement dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence, assortie pour d'une interdiction professionnelle de cinq ans. Une peine qui, selon lui, ne "correspond pas à la vérité", confirmant qu'il allait faire appel de cette décision. 

LE SOUTIEN DE GÉRALD DARMANIN


En déplacement à Alès (Gard), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait part de son "soutien amical" à Nicolas Sarkozy, condamné ce lundi à trois ans de prison dont un ferme : "Chacun sait l'affection et le respect que j'ai pour Nicolas Sarkozy qui a été un grand président de la République et qui, en ces moments difficiles, a mon soutien amical. Je n'oublie pas tout ce qu'il a apporté à notre pays", a déclaré celui qui fut son ancien porte-parole lors de la campagne présidentielle de 2014. 

"SÉVÈRE ET INJUSTIFIÉE"


Invitée à réagir à la décision, Me Jacqueline Laffont, conseil de Nicolas Sarkozy, a dénoncé un jugement "sévère et injustifiée", à propos de la condamnation à trois ans dont un ferme infligée à Nicolas Sarkozy en première instance, ce lundi. 

Urgent

NICOLAS SARKOZY FAIT APPEL À SON TOUR


L'avocate de Nicolas Sarkozy annonce que son client va interjeter appel après le jugement prononcé à son encontre. "Le président conteste cette condamnation sévère qui suscite notre incompréhension et notre indignation", explique Me Jacqueline Laffont. "Nous avons le sentiment que la décision est en décalage total avec la réalité de l’audience." 


"Rien de normal ne s'est passé dans ce dossier", ajoute-t-elle, soulignant qu'un jugement "retient normalement des preuves", or "le tribunal a fait appel à un faisceau d’indices". Selon son avocate, l'ancien président de la République est actuellement "calme et déterminé " à faire valoir son innocence et ses droits.

"COUPS DE POIGNARD À L'ÉTAT DE DROIT"


Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de Gauche, s'est effaré des nombreuses réactions à la suite de la condamnation de Nicolas Sarkozy. IL s'agit, selon lui d'"autant de coups de poignard à l’Etat de droit". "Que le monde politique se taise et prenne acte", martèle-t-il. 

LA "CORRUPTION MINE NOTRE PACTE DÉMOCRATIQUE"


Le Secrétaire national d'EELV, Julien Bayou, a sévèrement égratigné Nicolas Sarkozy après sa condamnation ce lundi. "Après Chirac, Sarkozy condamné[...] La corruption mine notre pacte démocratique et coûte des milliards chaque année", argue-t-il.

SOUTIEN DE DAMIEN ABAD


Les réactions de la droite françaises continuent de se succéder. Le président des députés LR, Damien Abad, a témoigné ce lundi toute son "amitié" à l'égard de Nicolas Sarkozy. "Sa vie est une succession d'épreuves qu'il n'a eu de cesse de surmonter avec énergie et courage. Une nouvelle fois, il saura le démontrer. J’en suis certain", précise-t-il encore. 

RESPECT DE XAVIER BERTRAND


Le président de la région des Hauts de France, Xavier Bertrand, a renouvelé son "respect" et son "amitié" à Nicolas Sarkozy. "Toutes les voies de recours doivent être utilisées pour qu’il puisse laver son honneur et que toute la vérité soit faite", souligne-t-il. 

SOUTIEN DE CARLA BRUNI 


L'épouse de l'ancien président de la République, déclaré coupable de corruption et de trafic d'influence, a apporté son soutien à son mari sur son compte Instagram.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison : Carla Bruni dénonce "l'acharnement" contre son mari

AFFAIRES DES ÉCOUTES


L'ancien chef de l'État a été reconnu coupable de corruption ce lundi 1er mars à Paris dans l'affaire dites des "écoutes". Il a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis.

Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption

UN "ACHARNEMENT" ?


La sénatrice LR des Français de l'étranger, Joëlle Garriaud-Maylam, s'est désolée de la condamnation de Nicolas Sarkozy par le Tribunal correctionnel de Paris ce lundi. Elle évoque une "dérangeante impression d’un véritable acharnement". "Mais tout homme, même ancien Président, même de droite, a droit à une justice aussi impartiale que possible", martèle-t-elle encore rappelant la présomption d'innocence. 

Urgent

APPEL DE GILBERT AZIBERT


Gilbert Azibert a annoncé, par le biais de son avocat, qu'il allait interjeter appel après sa condamnation. 

UN DÉNOUEMENT JUDICIAIRE TRISTEMENT PRÉVISIBLE


Les réactions à la condamnation de Nicolas Sarkozy continuent de se succéder.  La députée LR des Alpes-Maritimes, Marine Brenier, a assuré l'ancien président de la République de tout son "soutien" et de sa "fidélité". "Nous assistons cet après-midi à un dénouement judiciaire tristement prévisible après des années de cabale", ajoute-t-elle. 

"UN POIDS DEUX MESURES"


Député de l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que la condamnation de Nicolas Sarkozy démontrait l'usage d'"un poids, deux mesures". 

INCOMPRÉHENSION DE GILBERT COLLARD


Le député européen Gilbert Collard (RN) a estimé que Nicolas Sarkozy avait été condamné sur la base d'un pacte de corruption" illusoire, irréalisé, fantasmatique". "Je ne vois pas comment, juridiquement, la condamnation a pu être fondée", a-t-il encore dénoncé. 

SOUTIEN DE CARLA BRUNI 


Carla Bruni a dénoncé ce lundi un "acharnement insensé" après la condamnation de son mari Nicolas Sarkozy. "Le combat continue, la vérité fera jour", souligne-t-elle. 

HISTORIQUE


Condamné en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, dans l'affaire des écoutes, Nicolas Sarkozy devient le deuxième ancien président à écoper d'une telle peine, neuf ans après Jacques Chirac. Pour autant, les deux affaires sont très différentes.

Nicolas Sarkozy, premier ancien Président condamné à de la prison ferme

UNE DÉCISION POUR HUMILIER NICOLAS SARKOZY ? 


Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, la députée LR Constance Le Grip a qualifié ce lundi cette décision de "très sévère". Elle "est faite pour humilier l'ancien chef de l'État", martèle-t-elle.

"SOUTIEN INDEFECTIBLE" DE CHRISTIAN JACOB


Le président du groupe LR, Christian Jacob, a tenu à faire part de son "soutien indéfectible" à Nicolas Sarkozy après sa condamnation ce lundi. "La sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée", souligne-t-il mettant en doute "les méthodes et l'indépendance" du parquet national financier.

UNE CONDAMNATION "EXTRÊMEMENT DURE"


Sénateur LR de la Vendée, Bruno Retailleau a fustigé la condamnation de Nicolas Sarkozy ce lundi. Il estime qu'il s'agit d'une "condamnation extrêmement dure dans un dossier particulièrement faible". L'élu en profite pour rappeler le "droit à la présomption d'innocence tant que les voies de recours n’ont pas été purgées".

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APPEL DE THIERRY HERZOG 


Condamné ce lundi, aux côtés de Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, Thierry Herzog a interjeté appel. "L'appel est suspensif sur toutes ces dispositions. Nous sommes plus déterminés que jamais à obtenir la relaxe de Me Herzog qui est présumé innocent", ont déclaré Hervé Temime et Paul-Albert Iweins, les avocats de Thierry Herzog.


Pour rappel, l'avocat historique de Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison (dont deux avec sursis) pour corruption et trafic d’influence et violation du secret professionnel.

UN CHOC POUR VALÉRIE BOYER 


Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, les réactions se succèdent. Valérie Boyer, sénatrice LR, ne cache pas sa "peine de voir notre ancien président de la République être condamné de cette façon". "C'est quelque chose qui me choque énormément", assène-t-elle précisant que ce jugement allait "laisser des traces dans la vie politique".

Infos précédentes

Pour la première fois sous la Ve République, un ancien président de la République est jugé pour corruption. À partir de ce lundi 23 novembre, Nicolas Sarkozy comparaît  dans l'affaire dite des "écoutes", avec son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert. Prévu jusqu'au 10 décembre, la tenue du procès est soumise aux aléas de l'épidémie de Covid-19 et à une demande de renvoi déposée par Gilbert Azibert, 73 ans, pour raisons médicales. 

Nicolas Sarkozy est "concentré, combatif et déterminé", a indiqué à LCI l'entourage de l'ancien chef de l'État à la veille de ce rendez-vous judiciaire majeur. "Ce n’est pas une confrontation, ce n’est pas un combat contre les juges ni un combat politique mais le combat pour la vérité. Nicolas Sarkozy a toujours été respectueux de l’institution judiciaire. La seule chose qui lui importe, c’est la vérité."

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Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy condamné en première instance

"Paul Bismuth"

L'affaire des "écoutes" trouve son origine dans un autre dossier judiciaire qui menace Nicolas Sarkozy : les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Dans ce dossier, les juges avaient décidé en septembre 2013 de placer l'ancien président de la République sur écoute et découvert, début 2014, qu'il utilisait une ligne secrète, sous l'alias "Paul Bismuth", pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.

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Selon l'accusation, certaines de leurs conversations ont révélé l'existence d'un pacte de corruption. Nicolas Sarkozy aurait, par l'intermédiaire de son avocat, envisagé d'apporter un "coup de pouce" à Gilbert Azibert pour l'aider à obtenir un poste à Monaco qu'il convoitait (et qu'il n'a jamais obtenu). En contrepartie, ce haut magistrat aurait fourni des informations couvertes par le secret sur une procédure engagée par l'ex-chef d'Etat devant la Cour de cassation en marge de l'affaire Bettencourt et aurait tenté d'influer sur ses collègues.

Dans les conversations fleuries avec son avocat, l'ex-président s'engageait à intervenir en faveur de Gilbert Azibert. Quelques jours plus tard, il déclarait finalement qu'il avait renoncé à faire "la démarche" auprès des autorités monégasques. Pour les enquêteurs, ce revirement pourrait venir de la découverte par les deux hommes que leurs téléphones officieux étaient sur écoute.

Il encourt dix ans de prison

Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de dénoncer une instrumentalisation politique de la justice, multipliant les recours. La validation des écoutes en mars 2016 par la plus haute juridiction judiciaire avait constitué une défaite majeure pour l'ancien président, qui estime que la retranscription d'échanges entre un avocat et son client est illégale. Cette question sera à nouveau âprement discutée dès le début du procès. 

Une enquête contestée du Parquet national financier (PNF) risque aussi d'enflammer les débats: classée sans suite en 2019, près de six ans après son ouverture, elle visait à identifier la "taupe" qui aurait informé Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog que leur ligne "Bismuth" était "branchée".

Retiré de la politique depuis sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, Nicolas Sarkozy encourt dix ans de prison et un million d'euros d'amende pour corruption et trafic d'influence, comme ses co-prévenus - jugés en sus pour violation du secret professionnel.

Suivez les dernières informations sur le procès de Nicolas Sarkozy pour corruption dans le fil ci-dessus. 

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