Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle

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JUSTICE - Poursuivi pour "corruption active" et "trafic d’influence active", l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy ainsi que son avocat Thierry Herzog et le magistrat Gilbert Azibert devraient être prochainement jugés dans l’affaires des écoutes. L’ordonnance de renvoi vient d’être signée par la justice, affirme ce jeudi Le Monde.

Décidément, ce mois de mars n’aura pas beaucoup souri à Nicolas Sarkozy. Après sa mise en examen la semaine dernière dans l’affaire du financement libyen, l’ancien président de la République vient d’apprendre son renvoi en correctionnelle dans l’affaire des écoutes. Selon Le Monde, les juges d’instruction ont signé ce jeudi le document dans lequel ils ordonnent le renvoi dans le tribunal correctionnel de Paris de Nicolas Sarkozy, de son avocat Thierry Herzog et du magistrat Gilbert Azibert.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est poursuivi pour "corruption active" et "trafic d’influence actif". Les juges lui reprochent d’avoir tenté d’obtenir des informations couvertes par le secret de l’instruction dans une procédure en marge de l'affaire Bettencourt auprès du juge Azibert en échange d’un poste de prestige à Monaco. 


En effet, des écoutes téléphoniques sur les téléphones portables de l’ancien président de la République et de son avocat montrent que les deux hommes ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’aider le magistrat à intégrer le Conseil d'Etat dans la principauté de Monaco. A noter que Me Herzog et Gilbert Azibert sont également poursuivi pour "violation  du secret professionnel".

Sarkozy conteste son renvoi en correctionnelle

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a fait savoir par ses avocats, Pierre Haik et Jacqueline Laffont, qu'il contestait ce renvoi en correctionnelle, tout en s’étonnant que sa requête en nullité de la procédure n'ait pas encore été examinée. Les deux avocats ont ensuite confirmé à l'AFP leur décisiosn de faire appel de ce renvoi.


Selon eux, Nicolas Sarkozy a eu connaissance pratiquement en même temps de son renvoi en correctionnelle et de sa convocation le 25 juin par la chambre de l'instruction pour examiner sa requête en nullité. "Est-ce parce que Nicolas Sarkozy est partie à la procédure qu’une telle incongruité judiciaire est possible ? Est-ce parce que les deux magistrats anticipent un rejet du recours avant même que la chambre d’instruction ait statué ?" demandent-ils.

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