Affaire Grégory : l'avocat de Murielle Bolle s'"interroge sur la coïncidence entre la mort du juge Lambert et la relance de l'enquête"

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DRAME - Me Jean-Paul Teissonnière, avocat de Murielle Bolle, a réagi ce mercredi sur LCI à la disparition de l'ex-magistrat chargé d'instruire l'affaire Grégory, relancée le mois dernier. La veille, son confrère Me Thierry Moser, avocat des époux Villemin, s'était dit "consterné" et "atterré" en apprenant la nouvelle.

L'avocat de Murielle Bolle, Me Jean-Paul Teissonnière, a fait part mercredi sur LCI de sa "surprise" et de sa "tristesse" après la disparition du juge Lambert, dont le témoignage était "important" selon lui pour l'avancée de l'enquête sur l'assassinat de Grégory Villemin en 1984.  L'ancien magistrat, premier juge d'instruction de l'affaire , a été découvert mort mardi à son domicile du Mans. Le parquet du Mans a ouvert une enquête, qui se dirige vers la thèse du suicide.


"Bien entendu, je m'interroge sur la coïncidence entre sa mort et la relance de l'enquête sur la base de spéculations qu'il reprouvait totalement", a-t-il  souligné, en référence au témoignage d'un cousin de sa cliente. Ce dernier a affirmé récemment qu'elle aurait subi des violences physiques ayant entrainé des "tuméfactions au visage", expliquant ainsi sa rétractation concernant le rôle de Bernard Laroche dans la disparition du petit garçon. Et de poursuivre : "il était important que le juge Lambert vienne confirmer qu'il n'y avait eu à ce moment-là aucune violence à l'égard de Murielle Bolle".  "Ce témoignage ne pourra plus être recueilli aujourd’hui", a-t-il regretté.

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"Je suis triste, atterré" : la réaction de l'avocat des époux Villemin après la mort du juge Lambert

"La vie d’un être humain ne devrait pas se terminer de cette façon"

Mardi soir, l'avocat des époux Villemin, Me Thierry Moser, également interrogé sur notre antenne, s'était dit "consterné" et "atterré".  "Je suis triste parce que la vie d’un être humain ne devrait pas se terminer de cette façon là ", a-t-il confié.


 "C’est un homme que j’ai connu et que j’ai respecté, que je respecte, même si nous avions sur le fond de ce dossier des analyses totalement différentes", a poursuivi Me Moser, qui défend depuis le décès de Grégory, le 16 octobre 1984, les intérêts des parents de l'enfant, Jean-Marie et Christine Villemin.

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