Affaire Grégory : Murielle Bolle a arrêté sa grève de la faim

REBONDISSEMENT - Témoin clé dans l'enquête sur la mort en 1984 du petit Grégory, cette femme de 48 ans, aujourd'hui soupçonnée d'enlèvement et écrouée, a mis un terme mardi à sa grève de la faim. Elle l’avait entamée jeudi dernier pour "dire son innocence" et "protester contre son placement en détention".

C'est pour "dire son innocence" et "protester contre son placement en détention" que Murielle Bolle, témoin clé dans l'enquête sur la mort en 1984 du petit Grégory, avait entamé jeudi dernier une grève de la faim. "Elle a arrêté cet après-midi (ndlr : mardi)", a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Me Jean-Paul Teissonnière, confirmant une information du Figaro. 


Cette femme de 48 ans aujourd'hui soupçonnée d'enlèvement a été mise en examen puis écrouée depuis le 29 juin. Une confrontation a été programmée le 28 juillet avec un cousin dont le témoignage a été déterminant dans sa mise en cause. "Là, on a un calendrier relativement précis, on a du travail à faire pour démonter ce témoignage absurde qui ne tient pas debout", a conclu Me Teissonnière", ajoutant "il faut travailler." Murielle Bolle "n'est pas en état de préparer quoi que ce soit à l'heure actuelle (...) elle est affaiblie, elle a des vertiges et donc elle a décidé raisonnablement" d'arrêter, a-t-il ajouté.

Un "tissu d'inepties"

La justice s'interroge sur les raisons de la rétractation éclair de Murielle Bolle, il y a plus de 32 ans, après son témoignage accablant son beau-frère Bernard Laroche pour le rapt de Grégory, 4 ans, retrouvé mort dans la Vologne le 16 octobre 1984.

La déposition récente de ce cousin est venue conforter, pour l'accusation, la thèse de violences familiales, au soir du 5 novembre 1984, qui auraient conduit à la volte-face de l'adolescente devant le juge de l'époque. Mais la défense parle d'un "tissu d'inepties".


Ce cousin avait contacté la gendarmerie après l'arrestation, à la mi-juin, de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory. Soupçonnés d'être les fameux "corbeaux" de l'affaire, les deux septuagénaires ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Incarcérés dans un premier temps, ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict.

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