Affaire Griveaux : Pavlenski a refusé l'expertise psychiatrique et pourrait aller en prison

Affaire Griveaux : Pavlenski a refusé l'expertise psychiatrique et pourrait aller en prison
Justice

JUSTICE - Mis en examen en février dernier pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" après la diffusion de vidéos intimes de Benjamin Griveaux, l'artiste russe a refusé de se soumettre à l'expertise psychiatrique réclamée par la justice, s'exposant à un placement en détention provisoire.

Laissé libre depuis le scandale, dormira-t-il prochainement derrière les barreaux ?  Mis en examen le 18 février dernier, avec sa compagne Alexandra de Taddeo pour "atteinte à l’intimité de la vie privée" et "diffusion sans l’accord de la personne d’un enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenues avec son consentement" dans l'affaire Griveaux, l'artiste russe Piotr Pavlenski, 36 ans, pourrait être placé en détention provisoire prochainement. 

La justice avait en effet demandé au trentenaire de se soumettre à une expertise psychiatrique avant le 15 juillet, ce que ce dernier a refusé de faire.  

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Des "justifications" demandées

Cette date butoir était notamment rappelée dans un courrier de la juge d'instruction à l'artiste-activiste, daté du 6 juillet dernier. Mis en examen en mars dans un autre dossier, celui des "violences aggravées" commises le soir du Nouvel An, le trentenaire s'était vu également signifier par la justice un placement sous contrôle judiciaire avec obligation de soins psychiatriques. 

Dans sa missive, la juge rappelait notamment à Piotr Pavlenski qu'il était tenu d'"envoyer des justifications de soins psychiatriques tous les deux mois" à la justice et que "tout manquement volontaire aux obligations de votre contrôle judiciaire peut entraîner à [son] égard une mesure de placement en détention provisoire"

"Instrument d'unification idéologique"

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L'artiste russe avait répondu au courrier de la juge d'instruction pour expliquer son refus de se soumettre à l'expertise psychiatrique. "Nous avons déjà trop d'exemples historiques où, avec l'aide de la psychiatrie, tout ce qui ne correspondait pas à l'idéologie de l'État était nettoyé. C'est un exemple de la façon dont la science devient un instrument d'unification idéologique", a-t-il détaillé selon France Info pour se justifier. 

Pour son avocat, Me Yassine Bouzrou, cette expertise est "une obligation inutile et vexatoire" pour son client. Reste à savoir ce que décidera la justice pour la suite.

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