Affaire Lelandais : la colère des familles des disparus du Fort de Tamié face au silence de la justice

COLÈRE - Les familles de jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou, disparus à un an d'intervalle lors d’un festival au fort de Tamié en Savoie, dénoncent la lenteur de la justice pour vérifier un lien éventuel avec Nordahl Lelandais. Leur avocat s'est exprimé sur LCI.

Les familles des "disparus du Fort de Tamié" sont en colère. Elles dénoncent le silence et la lenteur de la justice pour vérifier la piste Nordahl Lelandais. 


Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou avaient disparu à un an d’intervalle au même endroit. Le premier âgé de 23 ans avait participé à un festival électro organisé au fort de Tamié près d’Alberville en Savoie. Mais depuis ce 10 septembre 2011, ses proches n’ont plus aucune nouvelle. Les gendarmes n’ont retrouvé que son sac à dos. Au même endroit, en septembre 2012, après le même évènement, Ahmed Hamadou, 45 ans, se volatilisait également. 


Les  proches estiment que les deux hommes auraient pu croiser la route de Nordahl Lelandais qui vit dans la région et grand amateur de ce type de festival. En mars, ils ont décidé de porter plainte "pour enlèvement et séquestration" avec constitution de parties civiles.  "Depuis maintenant quatre mois, la justice ne nous répond pas. La seule chose qu’elle a faite, c’est de demander les bulletins d’imposition de nos clients  (pour déposer une caution)", déplore auprès de LCI leur avocat Didier Seban. 

"C’est une énorme colère, mes clients sont indignés, explique-t-il. Ce que nous attendons c’est que notre plainte soit reçue et que nos clients soient reçu par des magistrats". Celles-ci expliquent tenir à la disposition des enquêteurs des éléments comme les portables de Jean-Christophe Morin. Mais depuis, aucun n’a été recueilli et analysé. Dans l’affaire du caporal Arthur Noyer, pour laquelle Nordhal Lelandais a été mis en examen et qui a depuis reconnu l’avoir tué, l’analyse des téléphones avait joué un rôle majeur. 


Aujourd’hui, les proches des disparus de Fort de Tamié ont le sentiment d’être laissés pour compte. Contacté par le Parisien, le parquet de Chambéry a simplement rappelé que "le dossier est à l’instruction. La juge gère son dossier comme elle l’entend". Cette dernière n’a pas répondu au journal. 

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