Affaire Mila : l'enquête pour "provocation à la haine raciale" classée sans suite

Affaire Mila : l'enquête pour "provocation à la haine raciale" classée sans suite
Justice

ENQUÊTE - Le parquet de Vienne a décidé du "classement sans suite" de l'enquête pour "provocation à la haine raciale" à l'encontre de l'adolescente de 16 ans.

L'enquête pour "provocation à la haine raciale" a été classée sans suite par le procureur de la République de Vienne, ce jeudi 30 janvier. L'adolescente de 16 ans ne sera pas poursuivie pour les propos hostiles à l'islam qu'elle a tenus sur Instagram et qui lui ont valu une campagne de cyberharcèlement et des menaces de mort. 

"Les investigations conduites aux fins d'exploitation des propos diffusés, d'analyse de leur dimension contextuelle, de la personnalité de leur auteure et des finalités poursuivies, n'ont révélé aucun élément de nature à caractériser cette infraction pénale", détaille le procureur de la République de Vienne dans un communiqué rapporté par "Le Dauphiné". 

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Une deuxième procédure toujours en cours

La deuxième enquête, visant les menaces de mort reçues par la jeune adolescente, est toujours en cours. Elle a été confiée à la section des Recherches de la gendarmerie, compétente en matière de cyber-criminalité, qui continue "afin d'identifier et de poursuivre les auteurs des menaces graves et réitérées proférées à l'encontre d'une jeune fille mineure".

L'affaire Mila a suscité bien des débats, y compris dans les hautes sphères de l'Etat. Interrogée sur Europe 1 mercredi 29 janvier, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a estimé mercredi à propos de cette affaire que "dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace (de mort, NDLR)".
  

Devant le tollé suscité par ces propos légitimant selon ses détracteurs un "délit de blasphème", elle a ensuite plaidé la maladresse et assuré notamment ne pas remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

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Le parquet ajoute que l'enquête "a démontré que les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence".

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