Affaire Nordahl Lelandais : la demande de remise en liberté du suspect rejetée

JUSTICE – Au lendemain de l’audience qui s’est tenue devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble, la demande de remise en liberté de Nordahl Lelandais a été rejetée. Mis en examen pour "enlèvement" et "meurtre précédé d'un autre crime" dans l'affaire Maëlys puis mis en examen pour "assassinat" après la disparition du caporal Arthur Noyer, l'ancien militaire restera donc en prison.

La justice a une nouvelle fois répondu par la négative. Ce vendredi, au lendemain de la demande de remise en liberté de Nordahl Lelandais devant la cour d'appel de Grenoble, après le rejet par le juge des libertés et de la détention d'une première demande le 23 janvier dernier, elle a refusé que le suspect âgé de 34 ans sorte de prison. 


Dans un communiqué ce vendredi à 14 heures, le procureur général près la cour d'appel de Grenoble informe que :"Par décision de ce jour, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble a confirmé l'ordonnance du juge des libertés et de la détention refusant la mise en liberté de M. Nordahl Lelandais". 


Ecroué depuis début septembre dans le cadre de l'affaire Maëlys, dossier dans lequel il a été mis en examen pour "enèvement" et "meurtre précédé d'un autre crime", l'ancien militaire a été par la suite mis en examen pour "assassinat" dans une autre affaire, celle de la disparition du caporal Arthur Noyer. 

"Aucune raison de se cacher"

Jeudi, Nordahl Lelandais, barbe grisonnante, cheveux ras sur les côtés et plus longs sur le dessus, s'était rendu à l'audience qui s'est tenue en chambre du conseil, c'est-à-dire à huis-clos, au "regret" de l'avocat du suspect, Me Alain Jakubowicz, qui souhaitait un débat public. "Je suis heureux de la sérénité de ces débats et je voudrais que ce dossier retrouve cette sérénité qu'il a perdue en raison de délires médiatiques qui nuisent à la manifestation de la vérité, à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction", a déclaré Me Jakubowicz à l'issue de l'audience.


Quant à la présence de Nordahl Lelandais, "il le voulait parce qu'il n'a aucune raison de se cacher. Il a répondu aux questions qui lui étaient posées comme il l'a toujours fait", a ajouté l'avocat, pour qui le dossier "doit être remis à l'endroit. Car à bien des égards, il ne l’est pas ".


Présent aussi à l'audience, l'avocat des parents de Maëlys, Me Fabien Rajon, s'était"opposé" à sa remise en liberté, "comme le parquet général", en insistant sur des images de vidéosurveillance qui sont au cœur de l'accusation. Ces images, filmées dans la nuit du 26 au 27 août par une caméra de Pont-de-Beauvoisin, où la fillette a disparu lors d'une fête de mariage, montrent une Audi 13 identifiée par le parquet comme celle de Lelandais, avec à son bord "une silhouette frêle dans une robe de couleur blanche" comme celle que la fillette portait ce soir-là. Selon Me Rajon, les parents "ont reconnu des éléments de la robe et notamment la bretelle". La défense, de son côté, conteste la chronologie des faits reprochés au suspect et le caractère probant de ces images.

Une autre demande bientôt formulée?

Cet appel était avant tout symbolique car Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu, depuis décembre, pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer en Savoie en avril dernier.


Interrogé sur l'absence de demande de remise en liberté dans l'affaire Noyer, Me Jakubowicz a rappelé que ce dossier était à son "tout début" et qu"il était "en train de l'étudier".

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Affaires Maëlys et Arthur Noyer : l’inquiétant Nordahl Lelandais

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