Affaire Pilarski : "Curtis est innocent, il n'aurait jamais tué Elisa", assure son compagnon

Deux expertises ont incriminé, la semaine dernière, Curtis dans la mort d'Elisa Pilarski dans une forêt de l'Aisne. Aujourd'hui, le propriétaire du pitbull a affirmé que son chien est innocent.

PRISE DE PAROLE - Lors d'une conférence de presse tenue ce mardi à Bordeaux en compagnie de son avocat, Christophe Ellul, compagnon d'Elisa Pilarski, morte le 16 novembre 2019 dans une forêt de l'Aisne près d'une chasse à courre, a contesté la version selon laquelle son chien Curtis était responsable de sa mort.

Il y a une semaine, le procureur en charge par intérim du dossier sur la mort d'Elisa Pilarski, dans une forêt de l'Aisne près d'une chasse à courre le 16 novembre 2019, annonçait que la jeune femme, enceinte, avait été tuée par le chien de son compagnon, Curtis. 

"A ce stade de l'instruction, les expertises se rejoignent et tendent à démontrer l'implication exclusive du chien Curtis dans les morsures ayant entraîné la mort" de la jeune femme, "sans qu'aucun élément ne permette de  mettre en cause les chiens appartenant à la société de vènerie", a-t-il affirmé dans un communiqué. Ce mardi, le compagnon de la défunte et son avocat ont tenu une conférence de presse à Bordeaux pour contester cette version. "Curtis est innocent. Il n'aurait jamais tué Elisa" a ainsi déclaré Christophe Ellul, le compagnon d'Elisa Pilarski.

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Prenant la parole pour la première fois, ce dernier a assuré que son chien était "entré en règle en France avec un passeport européen, avec tous ses vaccins", contrairement à ce qu'affirmait Me Guillaume Demarcq, avocat de la Société de Vènerie, regroupant de nombreux  équipages de chasse à courre français, et n'avait "jamais eu d'agressivité envers moi, envers Elisa, envers des enfants". "Curtis n'a jamais été méchant, il aimait Elisa, il n'était pas agressif",  a insisté Christophe Ellul, assurant même que la jeune femme "avait une fusion avec lui parce qu'elle était tombée amoureuse".

Néanmoins, selon les expertises du parquet, l'animal, un "American Pitbull Terrier, provenant d'un élevage des Pays-Bas et introduit illégalement en France par son acquéreur", a "fait l'objet d'un dressage au mordant, forme d'apprentissage interdite en France et pouvant relever d'actes de maltraitance animale", et "de nature à abolir toute capacité de contrôle ou de discernement" chez l'animal. Mais selon Christophe Ellul, "Curtis n'a jamais fait de mordant".

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