Affaire Ferrand : une nouvelle information judiciaire ouverte pour prise illégale d'intérêt

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L’affaire Richard Ferrand

JUSTICE - Le patron des députés LREM Richard Ferrand fait à nouveau l'objet d'une information judiciaire, cette fois lancée par le parquet national financier, à la suite d'une plainte déposée par l'association anticorruption Anticor. Il est soupçonné de prise illégale d'intérêt, du temps où il était à la tête des Mutuelles de Bretagne. Il nie les faits qui lui sont imputés.

Trois mois après son classement sans suite par le parquet de Brest, l'affaire Ferrand est rouverte par le parquet national financier, a appris LCI ce mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné à paraître mercredi 17 janvier. Une "procédure tout à fait classique", insiste la même source. Cela fait suite à une plainte déposée le 8 novembre 2017 par l'association Anticor, qui s'était constituée partie civile à cette occasion.

En d'autres termes, ce n'est là qu'une suite de la procédure judiciaire consécutive aux soupçons qui avaient éclaboussé le député du Finistère peu avant les élections législatives. Anticor voit ainsi son droit à un recours juridique reconnu par la justice, qui avait aussi le choix de ne pas lui accorder. Interrogé sur BFM TV dans la soirée, Richard Ferrand ne s'est pas dit inquiet par cette plainte et cette information judiciaire.  "Je sais que je n’ai rien commis qui soit repréhensible (...) Je fais confiance à la justice de mon pays", a-t-il dit, en assurant qu'il participerait "naturellement à la procédure". Celle-ci sera dirigée par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke.

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ARCHIVE - L’enquête judiciaire visant Richard Ferrand classée sans suite

A la suite d'un article du Canard enchaîné, faisant référence à ses activités du temps où il était directeur des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand avait été l'objet d'une enquête pour escroquerie, abus de confiance et prise illégale d'intérêt. Il lui était reproché d'avoir donné son assentiment à une opération immobilière à partir d'un local appartenant aux Mutuelles, opération dont avait bénéficié sa compagne, qui l'avait racheté à un prix défiant toute concurrence. 

Le député avait été blanchi des accusations d'escroquerie et d'abus de confiance en octobre, mais avait pu échapper aux accusations de prise illégale d'intérêt, les faits, qui remontaient à 2011, étant prescrits. L'affaire n'avait toutefois pas été neutre pour Richard Ferrand. L'ancien socialiste, très proche d'Emmanuel Macron, avait dû quitter son ministère de la Cohésion des Territoires après qu'une enquête avait été ouverte. Il avait, quelques semaines plus tard, retrouvé la lumière, en accédant à la présidence du groupe pléthorique des députés La République en marche.

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