VIDÉO - Affaire Tapie : le procès de Christine Lagarde s'est ouvert devant la Cour de justice de la République

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NÉGLIGENCE ? - La présidente du FMI comparaît à partir de ce lundi devant la Cour de justice de la République pour avoir favorisé l'arbitrage qui a accordé 403 millions d'euros en 2008 à Bernard Tapie, alors qu'elle était ministre de l'Economie.

A-t-elle par sa "négligence" permis un gigantesque détournement d'argent public au profit de Bernard Tapie ? Christine Lagarde, ex-ministre et actuelle patronne du FMI (Fonds monétaire international), comparaît depuis ce lundi devant la Cour de justice de la République (CJR). Cette juridiction d'exception est composée de trois juges de la Cour de cassation, six députés et six sénateurs.

Son procès s'est ouvert à 14h00. L'ancienne ministre de l'Economie est apparue souriante mais n'a fait aucune déclaration à son arrivée au tribunal de grande instance de Paris. La cour doit siéger jusqu'au 20 décembre. Durant toute cette période, Christine Lagarde a indiqué qu'elle se mettait "en congé" du Fonds monétaire international, sans se prononcer sur les conséquences d'une éventuelle condamnation.


"Je n'ai pas l'intention de me taire", a-t-elle déclaré en préambule, alors que la présidente l'informait de son droit a se

taire ou a répondre aux questions qui lui seront posées.

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Affaire Tapie : le procès de Christine Lagarde a commencé

Christine Lagarde sera le septième membre de gouvernement à comparaître devant la CJR, chargée depuis 1993 de juger les ministres pour les crimes et délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Elle risque jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende dans l'affaire de l'arbitrage intervenu dans le très vieux conflit entre Bernard Tapie et l'ancienne banque publique Crédit Lyonnais sur la revente en 1994 de l'équipementier sportif Adidas.

 Il lui est reproché d'avoir fait preuve dans cette affaire "d'une incurie et d'une précipitation critiquables" et d'avoir ainsi "privé l'Etat d'une chance d'éviter que ses fonds soient détournés". A l'automne 2007, elle a autorisé, avec "légèreté" selon les enquêteurs, le choix d'une procédure privée d'arbitrage dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais. Puis en juillet 2008, elle a renoncé, un peu vite selon les magistrats instructeurs, à engager un recours contre la sentence arbitrale qui attribue à 

l'homme d'affaires plus de 400 millions d'euros (avec les intérêts), pris sur les deniers publics.

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Christine Lagarde est arrivée devant la Cour de justice de la République

Le recours à l'arbitrage se préparait cependant avant son arrivée à Bercy. Surtout, Christine Lagarde n'est pas intervenue dans le choix, très controversé, des arbitres. L'arbitrage a été annulé en 2015 au civil, avec obligation pour Bernard Tapie de rembourser. Au pénal, les enquêteurs soupçonnent un "simulacre" organisé au bénéfice de l'homme d'affaires, dont l'avocat avait des liens avec l'un des arbitres.

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Christine Lagarde "déterminée et confiante" détaille son avocat

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