Affaire Ramadan : sa première demande de mise en liberté rejetée

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REFUS - Accusé de viols et incarcéré depuis trois mois, l'islamologue suisse, qui souffre de sclérose en plaques, a vu sa première demande de mise en liberté rejetée par la justice.

L’islamologue Tariq Ramadan reste en prison. Incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour viol et viol sur personne vulnérable, il avait demandé sa mise en liberté le 24 avril, au lendemain de l’expertise judiciaire ayant estimé sa détention possible malgré sa sclérose en plaques. Son traitement avait été jugé compatible avec son maintien en prison à condition de "continuer à bénéficier de l’accès aux soins".


Face au rejet de cette demande de mise en liberté, son avocat Emmanuel Marsigny a "immédiatement interjeté appel". Selon lui, "le parquet, le magistrat instructeur et le juge des libertés et de la détention refusent de prendre en compte les éléments à décharge" de l’affaire, en pointant "les mensonges des accusatrices". Pour rappel, l’islamologue est accusé de viols par trois femmes en France et par une quatrième en Suisse.

"Cette décision traduit le manque d’objectivité et d’impartialité de l’ensemble de la chaîne pénale – policiers et magistrats – impliquée dans cette affaire", poursuite  son avocat. Celui-ci indique à l’AFP son intention de demander le dessaisissement du service enquêteur. Me Eric Morain, avocat de la deuxième plaignante, a réagi en indiquant que "cette défense façon théorie du complot n’est pas digne face à la vérité du dossier".


Tariq Ramadan se trouve actuellement détenu à l’hôpital de la prison de Fresnes.

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