Affaire Théo : le parquet requiert le renvoi de trois policiers devant les assises

Affaire Théo : le parquet requiert le renvoi de trois policiers devant les assises
Justice

VIOLENCES POLICIÈRES - Le parquet de Bobigny a requis le renvoi devant les assises de trois policiers pour "violences volontaires" sur Théo Luhaka, blessé lors d'un contrôle de police en 2017. La qualification de "viol aggravé" a été écartée.

Le 2 février 2017, Théo Luhaka avait été grièvement blessé dans la zone rectale par une matraque télescopique, lors d'un contrôle de police dans la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Quatre policiers avaient été mis en examen, dont l'un pour "viol", dans cette affaire au retentissement national, qui avait relancé le débat autour des violences policières. 

Plus de trois ans après les faits, la qualification de "viol aggravé" a été écartée. Le parquet de Bobigny a requis, en conséquence, un procès aux assises pour le principal mis en examen pour des faits de "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une mutilation ou une incapacité permanente partielle". Le procureur a en effet estimé que "les éléments constitutifs du crime de viol n'étaient pas réunis au terme de l'instruction". 

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Dans son réquisitoire définitif, le parquet de Bobigny a par ailleurs demandé le renvoi devant cette même cour d'assises de deux autres mis en examen du chef de "violences volontaires en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique (délit connexe)", s'agissant de violences commises "postérieurement à l'interpellation" de Théo, a-t-il indiqué ce mercredi 7 octobre dans un communiqué. Enfin, le parquet a requis un non-lieu pour ce même délit au bénéfice du quatrième mis en examen.

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L'affaire Théo

En 2019, une expertise médicale avait conclu que le jeune homme souffrait d'une "infirmité permanente", causée par des lésions "en relation certaine et directe" avec son interpellation par les forces de l'ordre. Son handicap se traduit par une incontinence qui nécessite une prise en charge "à vie", selon le rapport d'expertise. Cinq jours après les faits et leur retentissement national, Théo Luhaka avait reçu la visite à l'hôpital de François Hollande, alors président de la République. 

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