Affaire Traoré : deux témoins devraient être entendus en juillet

Affaire Traoré : deux témoins devraient être entendus en juillet
Justice

JUSTICE - Deux auditions, qui devaient se dérouler il y a quelques mois, auront finalement lieu cet été, a appris LCI ce vendredi.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Traoré ? Quatre ans après la mort du jeune homme de 24 ans et quelques jours après un rassemblement ayant rassemblé 20.000 personnes, deux nouvelles auditions vont avoir lieu en juillet prochain. Des témoignages qui, selon nos informations, auraient dû être recueillis il y a déjà plusieurs mois.

Ces auditions étaient en effet prévues pour le mois de septembre dernier. Problème : les adresses des témoins avaient changé. Une commission rogatoire a alors été ordonné, afin de les localiser. Et permettre d'organiser leurs auditions. Celles-ci pourraient faire progresser l'enquête : selon Le Parisien et RTL, le premier témoin est la personne au domicile de laquelle s'était réfugié Adama Traoré. C'est à ce domicile qu'il a été arrêté, après avoir échappé à une première interpellation dans la rue.

Lire aussi

Un témoin encore jamais auditionné

Toute l'info sur

Mort d'Adama Traoré

Quatre ans d'expertises et de contre-expertises pour connaître la véritéAssa Traoré, la soeur devenue militante contre les violences policières

Selon ce riverain dont le témoignage a déjà été recueilli aux enquêteurs le 1er 2016, le jeune homme était "essoufflé" quand il l'a trouvé assis contre sa porte. "La seule chose qu'il me dit, c'est : 'Tire-moi'. Je ne l'ai jamais vu dans un état pareil. Il n'arrivait pas à parler. Il respirait bruyamment", avait décrit cet homme. Le second témoin n'a, quant à lui, jamais été entendu. Il s'agit d'une femme qui a assisté à l'interpellation avortée du jeune homme de 24 ans à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise).

Selon Le Parisien, les juges ont prévenu mercredi 3 juin par mail la famille d'Adama Traoré que ces auditions allaient se dérouler cet été. Soit au lendemain du rassemblement ayant réuni plus de 20 000 personnes, mardi soir à Paris.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite et après avoir échappé à une première interpellation. Depuis, les avocats des gendarmes et de la famille se renvoient expertises et contre-avis médicaux. Si les défenseurs des forces de l'ordre estiment que c'est une condition physique préexistante, mêlée à l'effort intense exercé par Adama Traoré, qui a conduit à sa mort, ceux de la famille, eux, se prévalent de contre-expertises selon lesquelles c'est un plaquage ventral pratiqué par les gendarmes qui a causé la mort du jeune homme.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent