Agression de policiers à Champigny : une enquête ouverte sur l'organisation de la soirée

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ENQUÊTE - Deux jours après l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne, une enquête a été ouverte pour déterminer les conditions d'organisation de la soirée du nouvel an, non autorisée.

Comment cette soirée a-t-elle pu avoir lieu ? 48 heures après l'agression de deux policiers en marge d'une soirée non autorisée la nuit de la Saint-Sylvestre à Champigny-sur-Marne, une enquête a été ouverte mardi 2 janvier au soir pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "ouverture au public d'un établissement sans autorisation", a-t-on appris auprès du parquet de Créteil, confirmant une information de franceinfo. Le but ? Déterminer les conditions d'organisation de cet évènement.


Le propriétaire du hangar où s'est déroulée la soirée a été entendu dans le même temps par les enquêteurs du commissariat de Champigny-sur-Marne, chargé de l'enquête. "Il a assuré qu'il louait la salle à une église évangélique", a-t-on précisé de même source. Les organisateurs de la soirée n'ont pas encore été formellement identifiés. 

C'était une soirée pas chère, où les mineurs pouvaient rentrer et avec beaucoup de fillesUn témoin

Selon des témoins que LCI a pu interroger, le flyer de l'évènement circulait sur le réseau social Snapchat depuis plusieurs jours. "J'ai dû recevoir l'invitation au moins dix fois", assure une personne qui se trouvait sur place. Autant de partages ayant contribué à attirer des centaines de personnes. "C'était une soirée pas chère, où les mineurs pouvaient rentrer et avec beaucoup de filles", ajoute ce même témoin.


Lors d'une conférence de presse tenue mardi 2 janvier, Christian Fautré, premier adjoint PCF au maire de Champigny-sur-Marne, avait affirmé que la soirée privée, organisée dans un hangar d'une zone industrielle, n'avait été autorisée ni par la mairie, ni par la préfecture. "C'est un local d'activité économique, il n'est pas enregistré comme pouvant recevoir du public", avait-il dit, dénonçant l'organisation "déplorable" de la soirée, qui a conduit aux débordements et au passage à tabac des deux policiers.


L'enquête concernant l'agression des deux policiers, pour laquelle aucune personne n'a pour l'heure été interpellée, a été confiée à la Sûreté territoriale. 

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