Affaire Georges Tron : lors de son procès le maire veut "balancer"

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DE RETOUR - Il avait été renvoyé aux assises par la cour d'appel de Paris en 2014. Accusé de viols et d'agressions sexuelles par deux de ses anciennes collaboratrices, Georges Tron, le maire LR de Draveil, dans l'Essonne, sera de nouveau jugé du 12 au 22 décembre. Dans une interview au JDD, il réaffirme son innocence et dit vouloir se battre.

Cela fait six ans qu’il clame son innocence. Georges Tron, le maire LR de Draveil (Essone) accusé de viols et d’agressions sexuelles, sera jugé du 12 au 22 décembre devant les assises de Seine-Saint-Denis. L’enquête avait été ouverte en 2011, après que deux de ses anciennes employées, Éva Loubrieu et Virginie Faux, ont dénoncé des agressions sous couvert de réflexologie, une technique de massage thérapeutique des pieds.


 D'autres femmes ont, elles aussi, déclaré avoir "bénéficié" d’un "massage des pieds" sans avoir forcément été consentantes. Dans une interview parue dans le JDD ce dimanche 10 décembre, l’élu continue de clamer son innocence et assure ne pas vouloir se laisser faire lors de son passage aux assisses.


"Je n’ai jamais agressé et, encore moins, violé qui que ce soit", martèle celui qui assure pratiquer "sans [se] cacher" la réflexologie depuis trente ans. Accusé de viols et d'agressions sexuelles sur deux de ses anciennes employées, Georges Tron assure toujours n'avoir rien à se reprocher. "Mes "patientes", - le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète, ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents", indique-t-il au JDD.

Je vais sortir de ma réserve et balancer, moi aussiGeorges Tron

Quant au licenciement d’Éva Loubrieu et Virginie Faux, Georges Tron assure que cela n'a rien à voir avoir l'affaire : "J’ai viré Mme Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment. Je n’ai pas renouvelé le contrat de Mme Faux en raison de son comportement." L’employée aurait en effet, "quelques jours après le deuxième viol allégué", participé à une soirée en mairie où elle aurait "saisi les parties génitales" de l’un des adjoints au maire et aurait fini ivre, "pieds nus dans la neige". "Cette soirée faisait suite à d’innombrables absences justifiées par un cancer qu’elle n’a jamais eu", ajoute-t-il tout en reconnaissant leur avoir "sans doute" touché les pieds.


Visiblement remonté contre ces accusations, le maire assure encore aujourd’hui souhaiter se battre, sortir de sa réserve et "balancer". "On oublie qu’il y a une coaccusée, Brigitte Gruel, qui était ma première adjointe. En six ans d’enquête, on ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite – ce qui n’est pas le cas de ses accusatrices." Celles-ci l’accusent d’avoir été sa "rabatteuse et sa maîtresse". Des allégations qu’il nie en bloc.

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