Alexandre Benalla de nouveau mis en examen pour des violences commises le 1er mai

Justice
ENQUÊTE - L'ex-collaborateur de l'Elysée a de nouveau été mis en examen fin novembre pour des violences commises cette fois au Jardin des Plantes, en marge du défilé du 1er-Mai à Paris. Des violences présumées commises quelques heures avant celles de la place de la Contrescarpe, pour lesquelles il a déjà affaire à la justice.

Le feuilleton judiciaire se poursuit pour Alexandre Benalla. L'ex-collaborateur déchu de l'Élysée a de nouveau été mis en examen le 29 novembre dernier pour des violences commises en marge du défilé du 1er-Mai à Paris, au Jardin des Plantes, quelques heures avant l'épisode de la Contrescarpe, pour lequel il avait déjà été mis en examen le 22 juillet, rapporte l'AFP ce dimanche, citant une source proche du dossier.


A l'issue d'un interrogatoire tendu, trois juges lui ont signifié de nouvelles charges, pour des délits d'"immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" en ayant "participé activement" à une interpellation et "violences volontaires en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours", des faits commis au préjudice d'un homme interpellé dans l'enceinte du parc parisien.

Ces faits, révélés après la mise en examen initiale d'Alexandre Benalla, constituent le premier acte de cette journée du 1er mai qui a précipité au coeur de l'été la chute de l'ex-chargé de mission, un élément central du dispositif sécuritaire autour d'Emmanuel Macron. Plusieurs vidéos le montrent avec son acolyte Vincent Crase, employé du parti présidentiel LREM, au côté de policiers dans les allées du jardin. Dans l'une d'elles, on les voit emmener un homme, Khélifa M., qui vient d'être interpellé alors que des CRS sont autour d'eux.     


A ce moment-là, Alexandre Benalla et Vincent Crase suivaient des policiers en civil appelés en renfort au Jardin des Plantes alors que des CRS essuyaient  des jets de pierre venus de militants d'ultragauche, selon l'ex-chargé de mission de l'Elysée. Khélifa M., partie civile au dossier, affirme s'être réfugié dans le parc après un mouvement de foule et avoir été frappé. Il devra répondre dans quelques mois devant le tribunal de violences sur des policiers, des faits qu'il conteste.

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Benalla, l'affaire sans fin

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