Alexandre Benalla et Vincent Crase portent plainte après les enregistrements diffusés par Mediapart

Justice
JUSTICE - L'ancien collaborateur du chef de l'Etat a porté plainte pour atteinte à l'intimité de la vie privé, après la diffusion par Mediapart d'enregistrements de ses conversations, révèle Le Journal du Dimanche. Vincent Crase devait faire de même lundi matin, selon RTL.

Alexandre Benalla contre-attaque. L'ancien collaborateur de l'Elysée a déposé plainte le 14 février, a révélé ce dimanche le JDD. En cause : les enregistrements des conversations entre lui et Vincent Crase, diffusés par Mediapart. Cette plainte a été déposée jeudi pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "atteinte à la représentation de la personne", selon l'avocate d'Alexandre Benalla, Jacqueline Laffont. 

Cette dernière a estimé que l'enregistrement audio a une origine "incertaine, mystérieuse, inquiétante". Et refuse de s'expliquer sur la base de ce document sans savoir où et par qui son client a été enregistré, ni sans savoir le but recherché par celui qui enregistre. "Et si une puissance étrangère était derrière ?", s'interroge l'avocate, réclamant au passage une authentification de l'enregistrement. 


Vincent Crase, également mis en cause par ces révélations, devait lui aussi porter plainte lundi matin pour "enregistrement frauduleux", selon une information de RTL. Information confirmée à LCI : la défense de Vincent Crase souhaite ainsi "dénoncer l'irrégularité de cette captation de voix", la plainte ayant pour objectif de "déterminer qui sont les auteurs de ces enregistrements illégaux". 

Une enquête ouverte par le parquet

Le 31 janvier, Mediapart avait révélé des extraits sonores des échanges dans lesquels les deux hommes évoquaient les répercussions de leur ennuis judiciaires sur la société de M. Crase, engagée dans un contrat de sécurité avec le milliardaire russe Iskander Makhmoudov, aujourd'hui l'objet d'une enquête du parquet national financier. Le lendemain, Matignon avait transmis par courrier au parquet de Paris l'hypothèse, venue de la presse, que la rencontre ait pu avoir lieu dans l'appartement, mis sur écoute, de Mme Poitout.

Le parquet avait alors ouvert une enquête pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations" et "atteinte à l'intimité de la vie privée", puis tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart pour se faire remettre les enregistrements.

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Benalla, l'affaire sans fin

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