Marine Le Pen devra bien rembourser 300.000 euros au Parlement européen

Justice
JUSTICE - La justice européenne a rejeté le pourvoi de la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen contestait le remboursement au Parlement européen pour l'emploi douteux d'une assistante quand elle était eurodéputée.

Mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rejeté mardi 21 mai le pourvoi de la dirigeante du Rassemblement national. Marine Le Pen contestait le remboursement de près de 300 000 euros au Parlement européen pour l'emploi douteux de Catherine Griset, son assistante parlementaire lorsqu'elle était eurodéputée. 


Le Parlement européen avait demandé le recouvrement de cette somme fin 2016. L'organisme antifraude de l'Union européenne (Olaf) avait considéré que le salaire de Catherine Griset, en position éligible sur la liste RN pour le scrutin du 26 mai, n'était pas justifié car elle n'aurait travaillé pour le Front national qu'en France seulement, en tant que cheffe de cabinet de Marine Le Pen. S'appuyant sur l'enquête de l'Olaf, le tribunal avait condamné la présidente du Rassemblement national au remboursement des 300 000 euros, jugeant qu'elle "n'avait pas été en mesure de démontrer que son assistante assurait des tâches effectives pour elle."

Dans une affaire similaire, le Parlement européen réclame également 40.000 euros environ à Marine Le Pen concernant l'emploi d'un garde du corps comme assistant. Interrogée par l'AFP sur cette décision de la CJUE, Marine Le Pen a brièvement répondu par SMS : "Boule puante. Personne n'est dupe." 


En France, la Cour de cassation a rejeté en février dernier les demandes d'annulation de l'enquête ouverte en France contre le Front national dans cette affaire. Marine Le Pen est d'ailleurs actuellement mise en examen pour abus de confiance, complicité d'abus de confiance et détournement de fonds publics. 

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