Attaque au couteau à Paris : qui est Abdoul Hakim A., l’ami de Khamzat Azimov mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes ?

Justice
INVESTIGATIONS - Interpellé dimanche à Strasbourg, Abdoul Hakim A., un ami de Khamzat Azimov, le terroriste qui a fait un mort samedi à Paris, a été mis en examen jeudi 17 mai du chef d'association de malfaiteurs terroristes. LCI revient sur le profil de ce proche qui intéresse tout particulièrement les enquêteurs.

Khamzat Azimov, l’auteur de l’attaque au couteau samedi soir à Paris, a-t-il bénéficié de complicités ? Les enquêteurs s’intéressent tout particulièrement à Abdoul Hakim A. Interpellé dimanche soir à Strasbourg, il a été mis en examen jeudi soir du chef d'association de malfaiteurs terroristes en vue de préparer des crimes d'atteinte aux personnes. Il a été placé en détention provisoire.


 Né en 1997, il a effectué sa terminale ES à Strasbourg dans la même classe que Khamzat Azimov. Les deux garçons sont devenus amis. D’origine tchétchène également, le jeune homme était dans le collimateur des services de renseignement français depuis son mariage religieux avec Inès Hamza, une Francilienne radicalisée de 19 ans qui avait tenté vainement de partir en Syrie. 


C’est d'ailleurs en raison de ses liens avec Abdoul Hakim A. que Khamzat Azimov avait été entendu par la Brigade criminelle de Paris le 6 avril 2017. Fiché S et inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste (FSPRT), il se trouvait dans le radar des services de renseignement en raison de "ses relations" plus que de "son propre comportement", a expliqué une source proche de l’enquête. Contrairement à Khamzat Azimov, Abdoul Hakim A. faisait, lui, l’objet d’un suivi accru des services antiterroristes, son profil étant jugé comme un "objectif intéressant". 

Sept portables et un introuvable

Abdoul Hakim A. était employé à l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration) à Strasbourg , a indiqué à l'AFP le directeur général de l'Office, Didier Leschi. "Il travaillait depuis janvier en CDD à l'accueil de l'Ofii, un poste qui n'était pas à responsabilités, et son contrat avait été renouvelé jusqu'à décembre", a précisé M. Leschi ajoutant qu'il avait été mis à pied lundi. Lors de son embauche "tous les contrôles légaux ont été effectués, notamment la vérification du casier judiciaire" mais il "n'avait pas de casier". 


Durant sa garde à vue, il a expliqué être un musulman pratiquant modéré et ne pas cautionner les attentats. S'il a par ailleurs reconnu qu’il était ami avec Khamzat Azimov, il a assuré que depuis plusieurs semaines, il n’avait plus le moindre contact avec lui -une remarque qui peut s'expliquer puisque Azimov vivait désormais à Paris. 


Un élément interpelle également les enquêteurs : lors d’une perquisition à son domicile, sept téléphones portables ont été saisis. Mais selon nos informations, celui dont il se servait le plus n'a pas été retrouvé. Abdoul Hakim A. a assuré l'avoir perdu. Un portable introuvable, tout comme celui de Khamzat Azimov. 

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