Attaque au marteau à Notre-Dame : le procès de l’assaillant débute ce lundi

Le 6 juin 2017 Farid Ikken a attaqué au marteau un policier sur le parvis de Notre-Dame.
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JUSTICE - Le 6 juin 2017, Farid Ikken a attaqué des policiers avec un marteau sur le parvis de Notre-Dame, trois ans après, son procès s’ouvre ce lundi à la cour d'assises spéciale de Paris.

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Attaque d’un policier à Notre-Dame de Paris

C’était en juin 2017, il est alors 16h19 lorsqu'un homme surgit d’un groupe de touristes et va attaquer un policier avec un marteau en criant, "C’est pour la Syrie !" sur le parvis de Notre-Dame, à Paris. Le policier est blessé légèrement à la tête et un de ses collègues va alors neutraliser Farid Ikken en le blessant au thorax.

Les forces de l’ordre vont trouver, dans le sac de l’assaillant, un ordinateur, des clés USB avec de la propagande djihadiste et sur lui et en plus du marteau, Farid Ikken portait deux couteaux de cuisine de 18 cm et 26 cm. Une fois à son domicile, situé dans une résidence étudiante dans le Val-d'Oise, les policiers vont découvrir une vidéo, filmée la nuit avant l'attaque : on le voit prêter allégeance à l'Etat Islamique et déclarer "c'est l'heure de la vengeance, c'est l'heure du Djihad".

La question qui va être au cœur du procès concerne le basculement de cet étudiant, multidiplômé, dans le djihadisme. Farid Ikken, 43 ans, était jusqu’à son attaque, inconnu des services de police et ne montrait aucun signe de radicalisation. Né en Algérie, dans une famille "peu pratiquante religieusement" d’après les enquêteurs, il est parti pour la Suède en 2011 où il a obtenu un master de journalisme. Et c’est en 2014 qu’il arrive en France, pour effectuer une thèse de doctorat.  

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Un "acte de résistance politique"

Une fois en détention, l’accusé a rapidement reconnu les faits, mais assure avoir "juste" voulu blesser les policiers, sans intention de les tuer. Poursuivi notamment pour "tentative d'homicides volontaires avec préméditation sur des personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", il nie toute volonté de tuer. Chose que réfute Thibault de Montbrial. L’avocat de l'un des trois policiers attaqués, l'un des deux qui a tiré sur Farid Ikken, estime que la volonté de tuer de l'accusé ne fait aucun doute et doit être reconnue. "Mon client a été confronté brutalement à une violence extrême. Ça l'a beaucoup perturbé, et il a quitté la région parisienne après cela. C'est important pour lui que la qualification (d'homicide, ndlr) soit en adéquation avec ce qu'il a vécu", explique l'avocat.

Pour Farid Ikken, cette attaque était un "acte de résistance politique" pour "attirer l'attention de l'opinion publique française sur le massacre de (ses) petits frères et sœurs à Mossoul et en Syrie par l'armée française". En 2017, la France était déjà en alerte après une série d'attaques ou tentative visant notamment les forces de l'ordre et des lieux symboliques de la capitale. En avril, un policier est tué par balles sur les Champs-Elysées, un acte revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) que la France combat alors avec ses alliés occidentaux en Syrie et en Irak.

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